M. THÉODORE SIMARD, NOTAIRE
Alors, clans les yeux noirs do co paysan, lançant tout à l'IuMii'c les élinccllos d'nn cratère de forge, amortis à pr(''senl sons plusieurs couches de cendre, apparuient de grosses larmes.
— Ah! mon père!... gémit-il avec un sanglot. M. Simard parut ému de pitié.
— Voyons, Servières, du courage! lui dit-il. Ces tiaites, que MM. Fermepain ont commis l'imprudence de payer, représentent h peine douze mille francs. Ce n'est pas la mort d'un homme, douze mille francs, (jue diahle!
L'autre demeurait muet.
— Je comprends que vous éprouviez un chagrin très vif à voir votre associé sur la pente de la cour d'assises. Il est fâcheux d'entendi-e constater (|n"(tii a vécu côte à C(Me avec un coquin. Mais, du Irairj dont Fuarchent les affaires de votre fahriqne, j'estime (|u'nne licpiidation s'impose et (jue les poursuites de la hanque lMMine|)ain, en vous déharrassanl d'Auhrespy, faciliteront une opération néeessaii'e...
— La li(|uidation?... demanda Frédéric, n'entendant pas clairement.
— Vous sa\'ez le proverlte : « Savetier, fais ton méliei' »?Lh hien! je n'hésite pas à vous le déclarer, il y aurait eu j)lus de sagesse de votre j)arl à demeurer luM'hagei- à |{o(|ueli\ade (|in^ de venir vous étahlir fahricant à Saint-Pons.
L(» cœur de Servièi-es, (jue la douleur ouvrait à deux hattants, laissa passer ce ci'i :
— C'était [)our ma tille...
— Qui est ravissante...
— Vous la connaissez?
— Si je connais RicpuMIe! File est, aux l^rsulines, la plus intime amie de ma petite Théodora. .le vous avoU(M'ai même (jue. plus d'une fois, le jeudi, je l'ai fait sortir avec ma fillette, dont elle est inséparahle. Ma femme s'est souvenue d'avoir rencontré jadis madame Servièi-es aux l'i-sulines, et cela m'a enhardi. D'ailleurs, je triMuhlais (|ue coi Auhrespy. capahle de tout, ne s'autorisât de son litre d'associé pour aller léelamer Frédérique, les jours de congé...
— 0 monsioiir Simai-d !...
Il n'on put balbiiticr davantage. Do ses deux ycMix grands ouverts il regardait le notaire, ne cessait de le regarder. Que do romercioments le pèi'o navré i]{' Riquette adressait au j)ère heureux do Théodora !
Mais, d'un i)i'usqno (>ll'oi"t, Servières l'ocouvi'a la parole :
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— Vous avez raison, monsieur Simard, je dois me séparer d'Aubrespy. Ou l'on vendra la fabrique, si c'est indispensable, ou je la ferai marcher seul, si je puis; mais je ne reverrai plus le misérabh* qui m'a trompé, pillé, dévoré jusqu'aux os... Oiiand je songe que, harcelé de demandes d'argent, de plaintes par mon associé, j'ai apporté de Fignerolles vingt-cinq mille fraïu-s. que j'aurais été capable de lui livrer!...