PEAUX DE FOUINE ET PEAUX DE RENARD
Aux premiers temps de son séjour à Figuerolles, Noguerra, ainsi que l'avait lait Hascol, vaquait aux œuvres diverses de la métairie : aux travaux des champs et des étables, à la nourriture des hommes et des chiens. Il était au Louvart, il était au Roudil, il était matin et soir dans l'immense pièce où les journaliers dépêchaient leur repas, et le plus naturellement du monde s'asseyait au milieu d'eux, mordait à la soupe aux choux, aux chàlaignes, au lard de la maison.
Tout changea, le jour où l'abbé Alype, qui avait accueilli avec transport un commencement de conlidences de l'exilé, eut révélé aux gens de Figuerolles le vrai rang de Noguerra dans son pays, son grade de colonel dans l'armée du roi d'Espagne, Don Carlos. Non seulement Madeleine, Jérôme, sur l'heure, exigèrent que ce nouveau venu glorieux désertât des besognes grossières, auxquelles suffiraient Pipette et Taillevenl. mais ils l'invitèrent à prendre place à la table de famille dans la Salle, à