LA CRISE DE CONSCI EN CE
tiennent au courant, comme on sait, de la succession de circonstances et de raisonnements qui le décidèrent à renoncer à la cléricature. On croyait, et M. Renan luimême semble avoir cru, que cette décision avait été nécessitée en lui par des scrupules théologiques. Sa foi religieuse aurait chancelé, parce qu'il distinguait que les explications messaniques des psaumes sont fausses. Il faut abandonner ou tout au moins interpréter cette version.
A repasser par les phases de la laïcisation de M. Renan, l'opinion s'impose qu'il ne fut jamais moins catholique que dans cette période. Ce n'est nullement une crise religieuse qu'il traversait dans les années 1843, 44 et 45. Ce sont des inquiétudes de vocation et, pour parler net, de carrière.
Etant donnés un caractère fait pour l'étude et la méditation, et aucime fortune, quelle carrière choisir? Voilà, très exactement le problème que le jeune Breton se pose et propose à sa sœur.' Toute sa préoc-