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cupatioiij c'est d'envisager son avenir.
« Une vie retirée, libre, indépendante des volontés ou des caprices d'un autre, une vie d'études et de travail «, voilà le but et le désir de cet enfant merveilleusement intelligent et totalement dépourvu.
C'est un problème délicat, mais d'économie domestique.
Le jeune Ernest Renan, quand il acceptait l'idée d'une vie ecclésiastique, n'imaginait rien d'autre que l'état d'un Malebranche qui fût prêtre et hardi penseur. Dès qu'il vit combien cette haute indépendance serait difficile à constituer, il chercha sa solution par ailleurs. Et voilà, je crois bien, le plus net ressort de la soi-disant crise religieuse de M. Renan.
Aucun des ouvrages de l'auteur de la Vie de Jésus ne me semble aussi parfaitement étranger au sentiment catholique, voire au sentiment religieux, que cette correspondance où éclate d'ailleurs une admirable passion de l'étude.