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Vie et Correspondance, t. III, p

16 TABIE HISTORIEE

Teut se renseigner sor la Commune qoe par les journaux conserrateurs. le Français^ le Gaulois. 11 écrit à sa mère, le 30 arril 1871, à propos des insurgés : « Leurs chefs sont des fanatiques, des étrangers cosmopolites, des coquins qui risquent tout pour faire une jacquerie universelle *. » Selon lui, beaucoup de conseils municipaux, non seulement à Lyon, mais dans de petites villes comme Lodève, « sont composés de rouges, sots et déclamateurs, qui ont hérité dû style, de la violence et de la niaiserie des anciens jacobins ' ». 11 se plaît, en bon bourgeois d'alors, à dire les rouges, mais il n'aime pas les bonapartistes : « Les deux ennemis de / la liberté sont chez nous les rouges et les bonapar- ' tistes'. » De plus en plus antidémocrate, pour lui % Tessentiel est que les classes éclairées et riches conduisent les ignorants et ceux qui vivent au jour le ^jour ♦ î). Et il appelle le suffrage universel « le repaire \du monstre démagogique ^ ». En 1874, il prédit que la République « vivotera deux ans au moins » et que « nous tomberons dans l'Empire* ». Ni radical, ni clérical ', il entend être un conservateur libéral. Il est « contre le pouvoir absolu, soit de la foule, soit d'un V individu « ». 11 craint, en 1875, une réaction catholique et bonapartiste®. Dans ses notes préparatoires pour son livre sur la Révolution, il exprime son horreur de

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