‹ TaineChapitre 18 sur 102 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

C l'État tyran ; il aspire à un régime de décentralisation * . Il veut la monarchie, « une seule tête dirigeante* SJ'^ ^^ ' '"'\

L'aversion qui lui est venue pour la dém ocrat ie, y c*est surtout de la peur, ou plutôt du iracr^Ses amis et \ "^^ disciples avouent ou laissent entendre que, s'il devint tout à coup un conservateur militant, c'est parce qu'il v fut ému, épouvanté des événements de 1870 et de 1871. j

Dans son Essai sur Taine, M. V. Giraud dit : « Sa sensibilité exaspérée, remuée jusque dans ses plus intimes profondeurs, comme un torrent qui rompt ses digues, déborda, se répandit et s'emporta en soudaines alarmes

et en sombres pressentiments Le « gorille féroce .

et lubrique » lui apparut dans toute sa hideur, et il se dit que, pour empêcher ses ravages, on ne saurait .. lui forger trop de chaînes et- de trop solides car- / cans^. ))

Un des confidents les plus intimes de Taine, M. Paul Bourget, nous a fait connaître en ces termes qu'il y avait eu aussi des influences domestiques dans cette crise de l'évolution politique de Taine* :

« Le sens social, dit-il, s'est réveillé, réchauffé en lui. C'est qu'auparavant il n'avait qu'un laboratoire. Maintenant, il a un foyer. L'effroyable tempête des deux guerres a passé sur l'asile sacré. Cette fois l'époux et le père n'a plus opposé aux coups du sort le stoïcisme du pur esprit. Son cœur était déjà trop engagé. En tremblant pour son foyer, il a tremblé pour tous les foyers. Sa sympathie s'est émue. Par la

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