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même; j'en ai mal à la main et une indigestion à la cervelle. » Il va à la Bibliothèque nationale où il emprunte et rapporte des volumes *.
C'est donc au mois d'août 1871 que Taine commence à préparer son livre d'histoire (en lisant les imprimés).
Le 16 octobre 1871, il écrit à M. Maury, directeur des Archives nationates : « M'occupant d'un travail considérable sur l'histoire moderne, je désirerais consulter les documents que les Archives nationales peuvent posséder sur la statistique morale et criminelle de la France depuis 1800 jusque vers 1830. Si, comme je le suppose, ces documents sont classés par ordre de département, je souhaiterais prendre préalablement connaissance de ce qui se rapporte aux départements les plus populeux et les plus importants '. » On voit qu'il n'était pas encore décidé à remonter jusqu'à la Révolution.
Après une séance aux Archives, il croit qu'il a lu la « correspondance des préfets de trois départements pendant huit ans^ ». Dès le 19 décembre 1871, il écrit à Guizot : « Depuis six mois j'étudie à la Bibliothèque les sources originales de notre histoire depuis 89 ; j'ai dépouillé aux Archives la correspondance des préfets : je vais tâcher d'avoir celle des années suivantes *. »
Il ne se demande même pas si c'est bien « la correspondance des préfets » qu'il a lue, ou seulement des fragments de cette correspondance. Déjà son siège est fait; déjà il a pris ses conclusions : c'est que, « dans le conflit de la nation et du gouvernement, c'est la