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nation qui avait tort ». « Les documents de toute sorte que j'ai lus cet été concluent dans le même sens : quand on regarde le passé de près et de sang-froid, on trouve qu'en général les Français depuis 89 ont agi et pensé, en partie comme des fous, en partie comme J des enfants *. » Le 17 novembre 1872, il écrit à Georges/ Brandès que depuis six semaines il a passé chaqu^^ jour aux Archives, où il trouve « la correspondance manuscrite des ministres et de tous les administrateurs, gouverneurs, intendants, commandants militaires, officiers municipaux, etc., depuis 1789 jusqu'à 1793, et au delà^ ». Soit dit en passant, personne depuis n'a pu remettre la main sur ce bloc de documents, qui n'a jamais existé que dans l'imagination de Taine^! Le 12 juillet 1873, il écrit à Guizot : « J'ai achevé presque toutes mes lectures sur la Révolution française : je serais bien heureux d'en soumettre les conclusions à un politique qui a pratiqué ♦. »
Quelques jours plus tard, il sent se formuler son opinion définitive sur la Révolution : w... C'est l'insur- v rection des mulets et des chevaux contre les hommes j sous la conduite de singes qui ont des larynx de per- y roquets... ^ »
On voit déjà combien de temps Taine a mis à faire son ouvrage.
Il coirimence à lire, nous l'avons vu, au mois d'août 1871. En juillet 1873, il écrit à Guizot qu'il a presque