‹ TaineChapitre 59 sur 102 · Voir mon Histoire politique de la Révolution, p · texte numérisé non relu

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élections à la Convention ; 3» une anecdote relatée par Tanonyme auteur d'Un séjour en France, ouvrage d'authenticité douteuse ^, et où d'ailleurs il n'est relaté nul trouble, nulle violence dans les assemblées primaires : il y est dit simplement que Fauteur a entendu, dans une assemblée primaire du Pas-de-Calais qu'il ne nomme pas, Robespierre le jeune haranguer « un auditoire aussi peu nombreux que peu respectable ».

L'exclusion des honnêtes gens et la peur des « troubles et violences » dont Taine vient de prouver si mal la réalité font que, selon lui (p. 374), « il manque six millions trois cent mille électeurs sur sept millions ». Or il n'en sait rien, et personne n'en sait rien* Mais il fallait bien étonner le lecteur par des chiffres précis.

Dans le paragraphe suivant du même chapitre, c'est le tableau des opérations des assemblées électorales. Taine les montre (pages 374 à 378) s'épurant de telle sorte qu'il n'y restait plus que des énergumènes jacobins. Oui, il y eut quelques éliminations plus ou moins légales, mais seulement dans un petit nombre d'assemblées électorales, et encore, dans ces assemblées électorales ainsi épurées, l'élimination ne porta guère que sur deux ou trois individus, si bien que le résultat final ne fut nulle part changé par ces rares exclusions.

Ces assemblées électorales, Taine ne veut pas admettre qu'elles aient pu voter librement. Partout, il les voit et les montre sous le poignard. Ainsi, « à Reims, dit-il (p. 377), les massacreurs ont eux-mêmes intimé à l'assemblée électorale l'ordre d'élire leurs candidats, Drouet, le fameux maître de poste, et Armon-

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