X AVERTISSEMENT
ont acquis dans Thistoire une place qui ne leur sera pas retirée. C'est une contribution définitive à la science*. »
Ceux qui sont sympathiques, mais non dupes, croient à Thistorien. Ainsi M. G. Monod : « Quoi qu'il arrive, dit-il, il aura eu le mérite d'avoir posé le problème historique de la Révolution dans des termes tout nouveaux, et d'avoir contribué pour une large part à le transporter du domaine de la légende mystique ou des lieux communs oratoires dans celui de la réalité humaine et vivante. Malgré la passion qui anime souvent ses récits et ses portraits, il a ici encore servi la science et la vérité*. »
M. Albert Sorel, très sympathique, mais pas plus dupe que M. Monod, a cru aussi que l'érudition de Taine était solide : « Avec quelle patience, dit-il, et quelle conscience il poursuit son énorme enquête, ceux-là seuls qui l'ont vu travailler, ceux d'entre vous qui lui ont ouvert leur trésor peuvent le dire, et nul ne le saurait dire sans témoigner de son estime^ ».
Il n'y a guère que M. Colani qui ait songé à faire la critique de l'érudition de Taine en vérifiant ses sources, mais il n'en a vérifié que deux ou trois *.
1. E. Boutmy, Taine, Schérer, Lahoulaye, Paris, 1901, in-12; p. 38. — Le mot définitive est en italiques dans l'original.
2. G. Monod, Les Maîtres de VHistoire, Paris, 1894, in-12, p. 171 et 172.
3. Discours de. réception à l'Académie française, dans les Nouveaux Essais d'Histoire et de Critique, p. 136. — M. Sorel succédait à Taine.