Voir plus haut, p
renvoie S aurait dit ceci, qui est tout autre chose : « Cette commune, composée de citoyens qui appartiennent en quelque sorte aux 83 départements... » Et tout de suite, Taine avance que Danton ne fut pas seulement l'auteur de la journée du 10 août 1792, mais des journées du 2 septembre 1792, 31 mai et 2 juin 1793. Puis la sympathie l'emporte, et il loue (pp. 185 à 187) Danton de n'être ni un « professeur d'abstractions décoratives », ni un « menteur à froid », ni un « inquisiteur appliqué et convaincu », ni un « bourreau méthodique ». « Il n'a point sur les yeux le voile gris de la théorie : il voit les hommes, non pas à travers le Contrat social, comme une somme d'unités arithmétiques, mais tels qu'ils sont en effet, vivants, souffrants et saignants, surtout ceux qu'il connaît, chacun avec sa physionomie et son geste. A ce spectacle, les entrailles s'émeuvent quand on a des entrailles, et il en a; il a m^me du cœur, une large et vive sensibilité, la sensibilité de l'homme de chair et de sang en qui subsistent tous les instincts primitifs, les bons à côté des mauvais, que la culture n'a point desséché, ni raccorni, qui a pu faire et laisser faire les massacres de septembre, mais qui ne se résigne pas à pratiquer de ses mains, tous les jours, à l'aveugle, le meurtre systématique et illimité. » « Au pis, il aime mieux être guillotiné que guillotineur. Ayant dit ou pensé cela, il est mûr pour l'échafaud. »
Après Danton, Taine étudie Robespierre,- dont il avait déjà parlé, mais c'est une étude plus soignée, très soignée même, avec une documentation assez abondante. Il semble que Taine ait pris la peine de