‹ TaineChapitre 86 sur 102 · Voir les extraits que j'en ai donnés dans mon livre : Les · texte numérisé non relu

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rhéteur, si Ton veut, Robespierre ne l'était pas toujours.

Cependant Taine rend un demi-hommage à la probité, à la correction morale de Robespierre, et il le lui rend aux dépens de Marat et de Danton, quand il dit (p. 194) : « Supprimez la Révolution, et probablement Marat eût fini dans un asile; ily avait des chances pour que Danton devînt un flibustier du barreau, malandrin ou bravo dans quelque affaire interlope, finalement égorgé et peut-être pendu. Au contraire, Robespierre aurait continuiS comme il avait commencé, avocat appliqué, occupé et considéré, membre de TAcadémie d*Arras, lauréat de concours, auteur d'éloges littéraires, d*essais moraux, de brochures philanthropiques; sa petite lampe, allumée, comme cent autres de calibre égal, au foyer de la philosophie nouvelle, eût brillé modérément, sans brûler personne, et répandu sur un cercle de province sa lumière banale, blafarde, proportionnée au peu d'huile que contenait son vase étroit. »

Tout ce portrait de Robespierre est écrit avec esprit, et pas toujours en caricature ; mais Taine improvise si vite qu'il ne peut éviter diverses graves erreurs de détail.

Ainsi, on ne sait pourquoi (p. 200) il attribue à Condorcet l'article anonyme de la Chronique de Paris du 9 novembre 1792, où Robespierre était comparé à un prêtre au milieu de ses dévotes, article qu'un contemporain, Vilate, attribue à Rabaut Saint-Étienne^

Citant (p. 205) un passage des Mémoires de Garât ^

orateurs de la Révolution : la Législative et la Convention, nouvelle édition, t. II, pp. 405 à 410.

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