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taihe historien. 18
soit au classement signalé par Taine, ou plutôt inventé par lui. Il veut faire croire qu'il a réellement lu les papiers de ces représentants, quand il s'est borné à y glaner çà et là quelques faits plus ou moins confirmatifs de sa thèse.
Dans son Histoire du terrorisme dans le département de la Vienne *, le conventionnel Thibaudeau, voulant dénigrer le conventionnel Piorry, son ennemi personnel, cite une lettre du 15 brumaire an II, où ce représentant aurait dit aux Jacobins de Poitiers, en leur annonçant l'arrivée d'Ingrand, son successeur : « Songez, braves sans-culottes, qu'avec le patriote Ingrand vous pouvez tout faire, tout obtenir, tout casser, tout renfermer, tout juger, tout déporter, tout guillotiner et tout régénérer ». Non seulement Taine a fait état de celte lettre sans se demander si elle était authentique, mais il donne à croire qu'en général les représentants parlaient comme Piorry et concevaient comme Piorry la pratique du gouvernement révolutionnaire. Ces généralisations sont dans ses habitudes. Ainsi, de ce que le représentant en mission Laplanche avait installé un Comité révolutionnaire dans une chambre voisine de la sienne, Taine en conclut (p. 253) que tous les représentants en mission faisaient de même.
Parmi les types de représentants en mission, il cite (pages 253, 277 et 280), Rousselin, qui n'était pas représentant 2, mais agent du Conseil exécutif provisoire. Il s'indigne (page 254) des épurations de fonctionnaires, sans dire pourquoi on épurait ainsi, et, s'exagérant le sens du mot, il a l'air de croire que,