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Courtois, Rapport, p

de chacun des chefs-lieux locaux sur la campagne environnante ». Ces « insectes destructeurs «, dont les représentants en mission sont les plus grands, ce sont aussi des agents ou commissaires du club de Paris et des clubs de chefs-lieux. Suivent des anecdotes. Oubliant qu'il a déjà cherché à démontrer que les Jacobins étaient en minorité*, Taine reprend cette démonstration. Ainsi (p. 333) il avance qu'il n'y avait à Troyes que 22 Jacobins « de bonne trempe », et donne comme référence le registre du Comité révolutionnaire de Troyes (Arch. nat., F^ 4421). Or il ne s'y trouve rien de tel : on y voit seulement que ce comité était composé de 12 membres. Et pour prouver qu'à Poitiers il n'y avait que 7 Jacobins « de bonne trempe », il allègue un discours de Thibaudeau, où il n'est pas question de cela. Il en conclut bravement que les Jacobins « restent toujours ce qu'ils ont été, une petite féodalité de brigands superposée à la France conquise. »

Selon lui (p. 334) « quand on regarde de près le personnel définitif et final de l'administration révolutionnaire, on n'y trouve guère, en province comme à Paris, que les notables de l'improbité, de l'inconduite et du vice, où tout au moins de l'ignorance, de la bêtise et de la grossièreté ». Ce qu'il leur pardonne le moins, c'est d'être des « sans-culottes », c'est-à-dire des hommes de métier manuel : les ouvriers lui inspirent, en tant qu'ils se mêlent à la politique, du mépris et du dégoût.

Il s'indigne (p. 335) de ce qu'à Toulouse « on a choisi, comme président de l'administration, Terrain,

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