LC.^t^v.v^ C
Ct^
HuSTAVE KaHX
RONDhX POUR CÉLKHRER LES VERS LUISANTS (qui se tirent DES l'ATTi:s) DE GUSTAVE KAHN
Pourquoi Kahn n'est- il pas banquier, Tant d'or ruisselle dans ses proses?
— (Vie de poète n'est pas rose :
Cet or n'est que sur le papier.)
Le nez en pipe de Gambier,
(Ab! Kabn n'a rien de Môsieur Lauze!)
Mais pourquoi n'est-il pas banquier?
— Notre or n'est que sur le papier !
C'est Mendès qui doit être cause
Que son vers se tire des pieds
Avec le casque d'un pompier
Dont pour couronner Kahn il tomberait des roses
Pourquoi Kabn n'est-il pas banquier?
(Faul-il monler sur les divana!)
Balladi:, rn manière dk xotariété et en Fa-
VEUR DE l'urbanité PUIÎLIQUE DE QUELQUES- UNS.
Que le débouché soit propice
A la débutante putain!
Nous, souhaitons que la police
Donne coupe-file à trottin ;
Ce pendant qu'en geste mutin
Le poète a chassé TaitufTe,
(Ce Basile épris de latin),
Tout grouin quémande des trutîes.
Que la puberté qui se hisse
Du dur parterre au strapontin
Voir son sexe fort qu'elle puisse !
Ce, en dépit des libertins
Qui vont cold-crêmant leur patin;
Le poète a chassé Tartuffe
Dont, pour un vespéral festin.
Tous grouins quémandaient les truffes.
L'anus ne peut être matrice, O petits ratés enfantins !
Sans conserver la cicatrice Du plaisir par trop clandestin; La gloire en est menu fretin.
Le poète a chassé TartulTe (Que joua, je crois, Coquclin).
Tout grouin quémande des truffes,
ENVOI
Jeunesse, à toi tous les bouquins, Le poète a chassé Tartuffe !
Je mets dans l'urne un bulletin :
Tout grouin quémande des truffes.
BALLADi: CONTHI-: LK PROPOS I) IMMANKNTF-:S HKIORMES A APPORTER DANS LORDRK DK LA POLITESSE, EN GÉNÉRAL, ET TOUCHANT LES RIDICULES DU SIEUR GeORGES-HeNRI-MaNUEL DIT l' (( INÉVITABLE ))
D'un sexe étrange, produit vague, Manuel disserte et se fond Ainsi qu'en sagaîne, une dague, Aux pieds des Aïeules qui font Les éloges, de son bon ton.
De Tesprit que sème, en chichis, Tout ce minuscule avorton Mais qui plus est mulle? Fourchy.
Au Livre des Salons, il vague.
Et sous cuir chagrin se morfond, Petit nom jamais qu'on élague Des plus comiques cotillons ; Il fait Sarah, tant il est long Et maigre, ce doux avachi.
Inévitable aux vieux dondons ; Mais qui plus est mufle ? Fourchy
Enjôleur ainsi qu'une vague,
Son geste mime et pince en rond
Et l'on cherche, en mal, quelle bague
Dissimule cet Harpagon!
Il balaye comme Marthon,
Lui, dont un cousin vit Grouchy,
(^Car Cambronne est de récusson).
Mais qui plus est mufle? Fourchy.
ENVOI
Cacas de princes en gâchis.
Pantins de son, héros de blague.
Snobs de Bayreuth à Copenhague !
Mufle est le notaire Fourchy.
Emilk Zola
BALLADE SUR LES TROP NOMHRKrSES ^WIUSTICES y> EN cours; y COMPRIS CELLES DU POÈTE SULLY-PRUDHOMME
J'ai cru longtemps en toi, Sully, N'étais-tu point le pur poète Par le grand Penser ennobli?
N'avais-tu porté la conquête Vers l'Idéal que l'on rejette?
N'a-t-il suffi, vraiment, en somme, Qu'un ruban pour que l'on t'achète?
Va, Sully, tu n'es que Prudhomme!
Cest en vain que triste, afYaibli
Tu récolterais la brochette
Et le titre tant avili :
Que tu sculpterais Tèpithète
Pour faire plaisir aux gazettes
Tu n'es plus citoyen de Rome ;
Malgré le style ou la rosette.
Va, Sully, tu n'es que Prudhomme
Laisse la lyre et l'établi
Tu nous chanterais mal la lête
Nous savons le baquet empli
Par le vomi que l'on brouette ;
C'est Meyer qui tient la cuvette
Quand c'est Zola que l'on dégomme,
Injuste, tu n'es pas prophète
Non, Sully, tu n'es que Prudhomme
ENVOI
Ainsi qu'une catin au lit,
Themis, nous châtrerons tes hommes.
Un Poète est par toi sali,
Toi, Sully, qui n'es que Prudhomme.
Octave Mihblal