‹ Talleyrand, 1754-1838Chapitre 18 sur 22 · PAIX DE PRESBOURG · texte numérisé non relu

PAIX DE PRESBOURG

Bibliothéque Nationale, Cabinet des Estampes

tranquillité des Etats du roi Joseph : « Sous un nouveau gouvernement et dans un pays si combustible, il ne faut pas conserver d’étincelles. » Avec une belle audace il affirmait que le Saint-Siége « désirait d’obtenir en échange de Bénévent et de Pontecorvo quelque indemnité équivalente ». Le 2 juin, il remettait une note a l’Empereur : « J’y joins, conformément a ses ordres, un projet de décret sur les arrangements a faire en Italie. J’ai rédigé l’article de Bénévent conformément aux instructions que Votre Majesté a bien voulu me faire connaitre 4 mon dernier travail. » Trois jours plus tard, l’Empereur rendait ce décret :

Napoléon, par la grace de Dieu et les constitutions, Empereur des Frangais et Roi d’Italie, 4 tous présents et 4 venir, salut.

Voulant donner 4 notre grand chambellan et ministre des Relations extérieures Talleyrand un témoignage de notre bienveillance pour les services qu’il a rendus a notre couronne, nous avons résolu de lui transférer, comme en effet nous lui transférons par les présentes, la principauté de Bénévent, avec le titre de prince et duc de Bénévent, pour la posséder en toute propriété et souveraineté et comme fief immédiat de notre couronne.

Nous entendons qu’il transmette ladite principauté a ses enfants males, légitimes et naturels, par ordre de primogéniture, nous réservant si sa descendance masculine, naturelle et légitime, venait a s’éteindre, ce que Dieu ne veuille, de transmettre ladite principauté, aux mémes titres et charges, 4 notre choix et ainsi que nous le croirons convenable pour le bien de nos peuples et l’intérét de notre couronne.

Notre grand chambellan et ministre des Relations extérieures prétera en nos mains et en sadite qualité de prince et duc de Bénévent le serment de nous servir en bon et loyal sujet. Le méme serment sera prété a chaque vacance par ses successeurs.

Donné en notre palais de Saint-Cloud, le 5 juin 1806.

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