SCÈNE V
Les Mêmes, JACQUELINE, pnisLA PRINCESSE.
JACQUELINE, entrant en courant.
Guillaume ! . . , (S'arrôtaot en voyant Michel.) Ah ! VOUS ôtCS encore ici^ M. le comte?.. Le bateau est en vue.
MICHEL
Je partais, mademoiselle!
Coup de canon»
LA PRINCESSE, entrant tout agitée.
Ah ! mon Dieu ! Voilà quMl commence son tapage.
MICHEL
C'est pour vous saluer, princesse.
LA PRINCESSE
Il va réveiller mes chiens s'ils dorment ! (On entend encore le canon.) Ah! encoro, il est capable d'en tirer cent coups!.. Michel, de grâce! courez. . . qu'il cesse!. . . Dites-lui que je l'exècre !
MICHEL
J'y cours, princesse.
Il sort, Guillaume l'accompagne sur le perron et reste en vue.
Autre coup de canon.
LA PRINCESSE, courant par le salon.
C'est un bombardement !.. (a Jacqueline.) Mignonne, faiteslui signe de finir avec votre mouchoir.
JACQUELINE
Au contraire, princesse, le Commodore croira qu'on l'encourage.
LA PRINCESSE
C'est vrai !.. Et Mirza qui s'enroue dès qu'elle aboie !
(Apercevant Dominique au fond.) Dominique!
DOMINIQUE, entrant.
Excellence?
LA PRINCESSE
Mes chiens?
DOMINIQUE
Ils sont dans la chambre de madame la princesses
^ La canon continue.
LA PRINCESSE, jetant un crL.
Les pauvres bêtes ! c'est fait pour les tuer... Dominicpie, allez vite près d'eux. . . mettez-leur du coton dans les oreilles. .. à tous!
Dominique sort.
C'est fini, princesse.
Autre coup de canon.
LA PRINCESSE, fabant un sursaut.
Je t'en souhaite ! . . . Je vais m'évanouir, bien sûr.
Elle tombe dans le fiauteuil.
JACQUELINE
Mais non, princesse. *"
LA PRINCESSE
Je vous dis que si ! ... Et mademoiselle Renaud qui est avec eux. . . Je ne sais pas m'évanouir sans elle.
JACQUELINE
Voulez-vous que je la fasse appeler?
LA PRINCESSE, se levant
Non, je ne m'évanouirai pas, voilà tout !
GUILLAUME, regardant vers le lac.
Le comte Michel est arrivé.
LA PRINCESSE
Allons, bon voyage ! . . maudits soient les canons , les Commodores et les bateaux! Vous permettez , n'est-ce pas^ que j'aille consoler mes pauvres chiens.
Elle sort en hâte par la droite.