吾 無 身, 吾 有何 患。 D 故貴 身爲天 下若 可 以寄天 下。 愛 以 身爲天 下若 可 SS
Lao-tzeu.
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maintenir, mais voir leur démission acceptée. Les hommes de cette espèce, peuvent être empereurs princes ou mmistres, sans détriment pour eux, et sans détriment pour l'empire, qu'ils gouvernent avec le plus haut et le plus entieif désintéressement. —— Le texte de ce chapitre est fautif dans beaucoup d'éditions modernes.
Chap. 14. Texte. I
A. En regardant, on ne le voit pas, car il est non visible. En écoutant, on ne l'entend pas, car il est Don-sonore. En touchant, on ne le sent pas, car il est non-palpable. Ces trois attributs ne doivent pas être distingués, car ils désignent un même être.
B. Cet être, le Principe, n'est pas lumineux en dessus et obscur en dessous, comme les corps matériels opaques, tant il est ténu. Il se dévide (existence et action continues). Il n'a pas de nom propre. Il remonte jusqu'au temps où il n'y eut pas d'êtres autres que lui. Superlalivement dépourvu de forme et de figure, il est indéterminé. Il n'a pas de parties; par devant on ne lui voit pas de tête, par derrière pas d'arriére-train.
G. C'est ce Principe primordial, qui régit tous les êtres, jusqu'aux actuels. Tout ce qui est, depuis l'antique origine, c'est le dévidage du Principe.
Résumé des commentaires.
Les treize premiers chapitres forment une série. Ici l'auteur reprend depuis le commencement. Nouvelle description du Principe, non-sensible tant il est ténu; le néant de forme; l'être infini indéfini ; qui fut avant tout ; qui fut cause de tout. Description 'pittoresque de 德 ; tei son action productrice continue et variée, par la métaphore Is ki dévidage d'une hoMne' Le sens est clair : 道 散爲德 les produits divers du Principe, sont les manifestations de sa vertu ; 德 爲 道之 紀也 chaîne infinie de ces manifestations de la vertu du Principe, peut s'appeler le dévidage du Principe. ― Ce chapitre important, ne 'présente aucune difficulté.
Ghap. 15. Texte.
A. Les Sages de l'antiquité, étaient subtils, abstraits, profonds, à un degré que les paroles ne peuvent exprimer. Aussi vais-je me servir de comparaisons imagées, pour me faire comprendre vaille que vaille.
Lao-tzeu.
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B. lis étaient circonspects comme celui qui traverse un cours d'eau sur la glace ; prudents comme' celui qui sait que ses voisins ont les yeux sur loi; réservés comme un convive devant son hôte. Ils étaient indifférents comme la glace fondante (qui est glace ou eau, qui n'est ni glace ni eau). Ils étaient rustiques comme le tronc ( dont la rude écorce cache le cœur excellent). Ils étaient vides comme la vallée ( par rapport aux montagnes qui la forment). Ils étaient accommodants comme l'eau limoneuse, (eux, l'eau claire, ne repoussant pas la boue, ne refusant pas de vivre en contact avec le vulgaire, ne faisant pas bande à part).
C. ( Chercher la pureté et la paix dans la séparation d'avec le monde, c'est exagération. Elles -peuvent s'obtenir dans le monde.) La pureté s'oblient dans le trouble (de ce monde), par le calme (intérieur), à condition qu'on ne se chagrine pas de l'impureté du monde. La paix s'obtient dans le mouvement ((le ce monde), par celui qui sait prendre son parti de ce inaavement, et qui ne s'énerve pas à désirer qu'il s'arrête.
D. Celui qui garde celte règle de ne pas se consumer en désirs stériles d'un état chimérique, celui-là vivra volontiers dans l'obscurité, et ne prétendra pas à renouveler le monde.
Résumé des commentaires.
Te hang- houngyang explique ainsi le dernier paragraphe D, assez obscur, à cause de son extrême concision : Celui-là restera fidèle aux enseignements des anciens, et ne.se laissera pas séduire par des doctrines nouvelles. Cette explication paraît difficilement soutenable. .
Chap. 16. Texte.
A. Celui qui est arrivé au maximum du vide (de l'indifférence), celui-là sera fixé solidement dans 】e repos.
B. Les êtres innombrables sortent (du non-être), et je les y vois retourner. Ils pullulent, puis retournent tous à leur racine.
C. Retourner à sa racine, c'est entrer dans l'état de repos. De ce repos ils sortent, pour une nouyelle destinée. Et ainsi de suite, continuellement, sans fin.
D. Reconnaître la loi de cette continuité immuable (des deux états de vie et de mort), c'est la sagesse. L'ignorer, c'est causer follement des malheurs ( par ses ingérences intempestives).
^ S A 致虚 極、 守 靜篤。 B 萬物並 作, 吾 以觀其 複。 夫 物 芸 芸、 各 歸 其根。 c 歸根 nf
Lao-tzôa .
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E. Celui qui sait que cette loi pèse sur les êtres', est juste (traite tous les êtres d'après leur nature, avec équité ), comme doit faire un roi, comme fait le cieJ, comme fait le Principe. Et par suite il dure, et vit jusqu'au terme de ses jours, ne s'élant pas fait d'ennemis.
Résumé des commentaires.
L'immuabilité est un attribut propre au Principe. Les êtres y ■participent, en proportion de leur ressemblance acquise avec le PHncipe. Le Sage taoïste absolument indifférent, étant de tous les êtres celui qui ressemble le plus au Principe, est le plus immuable par conséquent. ― Sauf le Principe, tous les êtres sont soumis à l'alternance continuelle des deux états de vie et de mort. Les commentateurs appellent cette alternance, le vaet-vient de la navette, sur le métier à tisser cosmique. Tchang-houngyang la compare à la respiration, l'inspiration active répondant à la vie, l'expiraiion passive répondant à la mort, la fin de l'une étant le commencement de l'autre. Le même se sert,' comme terme de comparaison, de la lution lunaire, la pleine lune étant la vie, la nouvelle lune étant la mort, avec deux périodes intermédiaires de croissance et de décroissance. Tout cela est classique, et 'ressassé dans tous les auteurs taoïstes.
Chap. 17. Texte.
A. Dans les premiers temps (quand, dans les choses humaines, tout était encore conforme à l'action du Principe ), les sujets savaient à peine qu'ils avaient un prince (tant l'action de celui-ci était discrète ).
B. Plus tard le peuple aima et flatta le prince (à cause de ses bienfaits). Plus tard il le craignit (à cause de ses lois ), et le méprisa (à cause de ses injustices ). Il devint déloyal, pour avoir été traité déloyalement, et perdit confiance, ne recevant que de bonnes paroles non suivies d'effet.
Q. Combien délicate fut la touche des anciens souverains. Alors que tout prospérait grâce à leur administration, leur peuple s'imaginait avoir fait en tout sa propre volonté.
Résumé des commentaires.
Le sens est obvie, et les commentateurs sont tous d'accord. Cette utopie du goiwamement imperceptible, sans châtiments et sans î'écompenses, hantait encore le cerveau des lettrés chinois, il n'y a pas bien longtemps.
Lao-tzeu.
Chap. 18. Texte,
A. Quand l'action conforme au Principe dépérit (quand les hommes cessèrent d'agir spontanément avec bonté et équité ), on inventa les principes artificiels de la bonté et de l'équité; et ceux de la prudence et de la sagesse, qui dégénérèrent bientôt en politique.
B. Quand les parents ne vécurent plus dans l'harmonie naturelle ancienne, on tâcha de suppléer à ce déficit par l'inveution des principes artificiels de la piété filiale et de l'affecUon paternelle.
C Quand les états furent tombés dans le désordre, on inventa le type du minisire fidèle.
Résumé des commentaires.
Les principes et les préceptes , en un mot la morale conventionnelle, inutiles dans l'âge du bien spontané, furent inventés quand le monde tomba en décadence, comme un remède à cette décadence. L'invention fut plutôt malheureuse. Le seul vrai remède eût été le retour au Principe primitif. ― C'est ici la déclaration de guerre de Lao-lzeu à Confucius. Tous les auteurs taoïstes, Tchoang-tzeu en particulier, ont déclamé contre la bonté et V équité artificielles, mot d'ordre du Confûcéisme.
Ghap. 19. Texte.
A. Rejetez la sagesse et la prudence (artificielles, convenlioDuelIes, la politique, pour revenir à la droiture naturelle primitive ), et le peuple sera cent fois plus heureux.
B. Rejetez la bonté et l'équité (artificielles, la piété filiale et paternelle conventionnelles), et le peuple reviendra (pour son bien, à la bonté et à l'équité naturelles,) à la piété filiale et paternelle spontanées. G. Rejetez l'art et le lucre, et les malfaiteurs disparaîtront. ( Avec la simplicité primordiale, on reviendra à l'honnêteté primordiale.)
D. Renoncez à ces trois catégories artificielles , car l'artUiciel ne suffit pour rien.
E. Voici à quoi il faut vous attacher: être simple, rester natuiel, avoir peu d'intérêts particuliers, et peu de désirs.
Résumé des commentaires.
Ce chapitre est la suite du précédent. Il est parfaitement clair. Les commentateurs s'accordent. Matière dévelojjpée au long jpar Tchoang-tzeu.
Lao-tzeu.