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0 者, 蓋 偏 知之所 得。 太 古 神聖之 人、 儒 知 萬物情 態, 悉 解. 異 類 音 ST 會 0 聚之
, -起 fi 怒。 俄 而 曰, 與 若 竿、 朝 四 而 暮 nr 足 乎。 眾狙皆 伏 0 稟。 物 之 s 能鄙 相籠、 皆
U 見宋康 王, 康 王蹀足 謦敎疾 香 曰 tft 人之 所說者 勇有力 也, 不 說 爲仁義 者也、
弗 中, 大 王 獨 無. 意 邪。 宋 王 Rr 善, 此 寬人之 所欲闞 也。 惠 盎 曰、 夫 刺之 之
Lie-tzeu, chap. 2 Q, R.
comprendre d'eux. Il les traitait mieux que les membres de sa famille, ne leur refusant rien. Cependant il tomba dans la gêne. Obligé de rationner ses singes, il s'avisa dii moyen suivant, pour leur faire agréer la mesure. Désormais, leur dit-il, vous aurez chacun trois taros le matin et quatre le soir; cela vous va-t-il?.. Tous les singes se dressèrent, fort couri'oucés... Alors, leur dit-il, vous aurez chacun quatre taros le matin, et trois le soir; cela vous vat-il?.. Satisfaits qu'on eût tenu compte de leur déplaisir, tous les singes se recouchèrent, très contents... C'est ainsi qu'on gagne les animaux. Le Sage gagne de même les sots humains. Peu importe que le moyen employé soit
réel ou apparent; poui'vu qu'on arrive à ^satisfaire, à ne pas irriter i.
Autre ecœmple de l'analogie étroite entre les animaux et les hommes. Ki-sing-tzeu dressait un coq de combat, pour l'empereur Suan des Tcheou. Au bout de dix jours, comme on lui en demandait des nouvelles, il dit; il n'est pas encore en état de se battre ; il est encore vaniteux et entêté. ― Dix jours plus tard, interrogé de nouveau, il répondit: pas encore; il répond encore au chant des autres coqs. ― Dis jours plus tard, il dit: pas encore; il est encore nerveux et passionné. ― Dix jours plus tard, il dit: maintenant il est prêt; il ne fait plus attention au chant de ses semblables; il ne s'émeut, à leur vue, pas plus que s'il était de bois. Toutes ses énergies sont ramassées. Aucun autre coq ne tiendra devant lui.
R. Hoei-yang, parent de Hoei-cheu, et sophiste comme lui, étant allé visiter le roi K'ang de Song, celui-ci trépigna et toussa d'impatience à sa vue, et lai dit avec volubilité : Ce quo j'aime, moi, c'est la force, la bravoure ; la bonté et l'équité sont des sujets, qui ne me disent rien ; vous voilà averti ; dites maintenant ce que vous avez à me dire. ― Justement, dit Hoei-yang, un de mes thèmes t'avons, c'est d'expliquer i30urqLioi les coups des braves et des forts restent parfois sans effet ; vous plairait-il d'entendre ce discours-là? ― Très volontiers, dit le roi. ― Ils restent sans effet, reprit le sophiste, quand ils ne les portent pas. Et pourquoi ne les portent-ils pas ? Soit parce qu'ils û'osent pas, soit parce qu'ils ne veulent pas. C'est là encore un de mes thèmes favoris... Mettons que ce soit parce qu'ils ne veulent pas. Pourquoi ne le veulent-ils pas? Parce qu'il n'y aura aucun avantage. C'est encore là un de mes sujets favoris... Supposons maintenant qu'il y ait un moyen d'obtenir tous les avantages, de gagner le cœur de tous les hommes et de toutes les femmes de l'empire, de se mettre à l'abri de tous les ennuis, ce moyen, n'aimeriez-vous pas le connaître ? ― Ah que si! fit le roi. 一 Eli bien, dit le sophiste, c'est la doctrine de Confucius et rie Mei-ti, dont tout à l'heure vous ne vouliez pas entendre parler. Confucius et Mei-ti, ces deux princes sans terre, ces nobles sans titres, sont la joie et l'orgueil des hommes et des femmes de tout l'empire. Si vous, prince, qui avez terres et titres, embrassez la doctrine de ces deux hommes, tout le monde se donnera à vous, et vous deviendrez plus célèbre qu'eux, ayant eu le pouvoir "-n plus 2. ― Le roi de
1. Comparez Tchoci'mj-I'.aeu chapitre 2 G, mise ou œuvre fiuol([iic [leu différente du mômo Llièine. S2. Hoei-yang n'était pus disciple de Confucius. Mais le triomphe dos sophistes consistait ù mettre leur iulvcrsaii'c à (juiii sur sa i)ro[)i'tf Ihèsû. Lu roi du Sûiiij ayant eomiucncé jiar tiûclarer nu'il délestait le Coiifu- ■ céisme, Hoei-yang lui prouve, suns y croire, nue c'est la meilleure des doctrines.
Lie-tzeu, chap. 3 Â.
也、 大 王 獨無意 邪。 宋 王 曰, 此 寡人之 所欲得 也。 惠 ^ 對 曰、 孔 墨 是 已。 孔 si
周穆 王第三 OA 周穆 王時、 西極之 國 有化人 來乂 水 火、 貫 金 ,反 山 川、 移 鉞
aÉT 乘 *i 不 墜、 觸 實 不 據、 千 變 萬 化 可 篛 極, 旣 已 變物之 形叉且 易人之 慮。 渗
爲王之 êî- 室卑陋 而不可 處、 王 之廚 饌腥嶁 而不可 饗, 王 之嬪 御膻惡 而不可
千 s 。臨 終 南 W ,上 號 曰 、中 天 之 臺。 簡鄭 衞 W 處子娥 猫靡 曼者、 施 芳 ar 正 峨眉,
Lie-tzeu, chap. 3 A. 105
Song ne trouva pas un mot à répondre. ― Hoei-yang sortit triomphant. Il était déjà loin, quand le roi de Song dit à ses courtisans: mais parlez donc! cet homme m'a réduit au silence!
Chap. 3. Etats psychiques
A. Au temps de l'empereur Mou des Tcheou 2, il vint, à la cour de cet empereur, un magicien d'un pays situé à 1, Extrême - Occident. Cet homme entrait impunément dans l'eau et dans le feu, traversait le métal et la pierre, faisait remonter les torrents vers leur source, changeait de place les remparts des villes, se soutenait clans les airs sans tomber, pénétrait les solides, sans éprouver de résistance, prenait à volonté toutes les ûgures, gardait son intelligence d'homme sous la (orme d'un objet inanimé, etc. L'empereur Mou le vénéra corame un génie, le servit comme son maître, lui donna le meilleur de son avoir en fait de logement d'aliments et de femmes. Cependant le magicien trouva le palais impérial inhabitable, la cuisine impériale immangeable, les femmes du hai'em indignes de son affection. Alors l'empereur lui fit bâtir un palais spécial. Matériaux et main-d'œuvre, tout fut exquis. Les frais épuisèrent le trésor impérial. L'édifice achevé s'éleva à la hauteur de huit mille pieds. Quand l'empereur en fit la dédicace, il l'appela tour touchant au ciel. Il le peupla de jeunes gens choisis, appelés des principautés de Tcheng et de Wei. Il y installa des bains et un harem. Il y accumula les objets précieux, les lins tissus, les fards,, les parfums, les bibelots. 11 y fit exécuter les plus célèbres symphonies. Chaque mois il offrit une provision de vêtements superbes, chaque jour une profusion de mets exquis... Rien n'y fit. Le magicien ne trouva rien à son goût, habita son nouveau logis sans s'y plaire, et fit de fréquentes absences. ― Un 〗議' que, durant un festin, l'empereur s'étonnait de sa conduite; venez avec moi, lui dit-il... L'empereur saisit la manche du magicien, qui l'enleva aussitôt dans l'espace, jusqu'au palais des hommes transcendants, situé au milieu du ciel. Ce palais était fait d'or et d'argent, orné de perles et de jade, sis plus haut que la région des nimbus pluvieux,
4. Réalité, mémoire, imagination, rcvc, cxlasc, folie, etc. 2. TH page 121.
106 Lie-tzeu, chap. 3 A, B.
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右 服蘭騮 Fi 左緑 耳、 右 驂赤驥 Fi 左
乘、 右 服渠黄 Fi 左踰 輪、. 左 驂 盜 » 0
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Lie-tzeu, chap. 3 A, B.
sans foiKiOments apparents, flottant dans l'espace comme un nuage. Dans ce monde supraterrestre, vues, liarmoaies, parfums, saveurs, rien n'était comme dans le monde des hommes. L'empereur comprit qu'il était dans la cité du Souverain céleste. Vu de là-haut, son palais terrestre lui apparut comme un tout petit tas de mottes et de brindilles. Il serait resté là durant des années, sans même se souvenir de son empire; mais le, magicien l'invita à le suivre plus haut... Cette fois il l'enleva, par delà le soleil et la lune, hors de vue de la terre et des mers, dans une lumière aveuglante, dans une harmonie assourdissante. Saisi de terreur et de vertige, l'empereur demanda à redescendre. La descente s'effectua avec la rapidité d'an aérolithe qui tombe dans 】e vide. ― Quand il revint à lui, l'empereur se retrouva assis sur son siège, entouré de ses courtisans, sa coupe à demi pleine, son ragoût à demi mangé. Que m'est-il arrivé ? demanda-t-il à son entourage. — Vous avez paru vous recueillir, durant un instant, dirent ses gens. ― L'empereur estimait avoir été absent durant tiois mois au moins. Qu'est-ce que cela? demanda-t-il au magicien. ― Oh ! rien de, plus simple, dit celui-ci. J'ai enlevé votre esprit. Votre corps n'a pas bougé. Ou plutôt, je n'ai même pas déplacé votre esprit. Toute distinction, de lieu, de temps, est illusoire. La représentation mentale de tous les possibles, se fait sans mouvement et abstrait du temps. ― C'est de cet épisode, que date le dégoût de l'empereur i¥oit, pour le gouvernement de son empire, pour les plaisirs de sa cour, et son goût pour les flâneries. C'est alors que, avec ses huit fameux-chevaux tous de poil différent, Tsao-fou conduisant son char et Ts'i-ho lui servant d'écuyer, Chenn-pai menant le fourgon avîc Penn'joung comme aide, il entreprit sa célèbre randonnée par delà les fro.ntières occidentales. Après avoir fait mille stades, il arriva dans la tribu des Kiu-seou, qui lui firent boire du sang de cygne, et lui lavèrent les pieds avec du koumys (deux fortifiants ). La nuit suivante fut passée au bord du torrent rouge. Au jour, l'empereur gravit le mont ICounn-lunn, visita l'ancien palais de Hoang-ti, et éleva un cairn en mémoire de son passage. Ensuite il visita Si-iuang-moii ^, et fut fêté par lui (ou' par elle ) prés du lac vert. Ils échangèrent des toasts, et l'empereur ne dissimula pas qu'il lui était pénible de devoir s'en retourner. Après avoir contemplé l'endroit où 】e soleil se couche au terme de sa course diurne de dix mille stades, il reprit le chemin de l'empire. Somme tonte, il revint désillusionné, n'ayant rien trouvé qui ressemblât à sa vision. Hélas ! dit-il en soupirant, la postérité dira de moi, que j'ai sacrifié le devoir au plaisir. ― Et de fait, n'ayant cherché que le bonheur présent, il ne fut pas bon empereur, et ne devint pas parfait génie, mais arriva seulement à vivre longtemps, et mourut centenaire.
B. Lao-tcKeng-tzeu s'était mis à l'école de maître Yinn-wenn ( Koanyinn-tzeu], pour apprendre de lui le secret de la fantasmagorie universelle. Durant trois années entières, celui-ci ne lui enseigna rien. Attribuant cette froideur de son maître à ce qu'il le jugeait peu capable, Lao-tch'eng-tzeu s'excusa et offrit de se retirer. Maître Yinn-wenn l'ayant salué (marque d'estime extraordinaire), le conduisit dans sa chambre, et là, sans témoins (science ésotérique), il lui dit: Jadis, quand Lao-tan partit pour l'Ouest 2, U résuma pour moi' sa doctrine en ces mots : et l'esprit vital, et le corps
1. Probablement un roi, dont la légende a— fait une femme. Vers le Pamir, peut-être.
2. S'il est authentique, ce texte est le plus ancien qui parle de ce départ.
Lie-tzeu, chap. 3 B, C.
無所 sn 體之 盈虚消 息、 皆 通於 天地"