I 仲 足! IT 齊。 吾 將語若 、有 爲, 之 其 易邪。 易 之 者, 皡 天 不宜。 顔. M 曰、 间之 家 貧
ê 唯 > ^飮酒 7 茹犟 者數月 矣。 若 此, 則 可 SU€ 齊 乎。 曰, 是 祭祀之 齊、 非 心 齊 &。
0 曰, 敢 問 心 齊。 仲 3^ Rr 若 一 志 無聽之 3 耳, 而聽之 3 心。 無 聽之以 心、 而
Tchoang^tzeu, chap. 4 A.
Si respectueux que personne ne puisse m'accuser de lui avoir manqué le moins du monde, je lui exposerai doucement la doctrine des Anciens. Que cette doctrine condamne sa conduite, il ne pourra pas m'en vouloir, puisqu'elle n'est pas de moi. Ne pensez-vous pas, maître, que je puisse corriger ainsi le prince de Wei? ― Tu ne 】e corrigeras pas, dit K'oung-ni. Gela, c'est le procédé didactique, connu de tous les maîtres, et qui ne convertit personne. En parlant ainsi, tu n'encourras peut-être pas de représailles, mais c'est là tout ce que tu obtiendras. ― Alors, demanda Yen-hoei, comment arriver à convertir? — En s'y préparant, dit K'omig-nî, par l'abstinence. ― Oh! dit Yen-hoei, je connais cela Ma famille est pauvre. Nous passons des mois, sans boire de vin, sans raaDger de viande. 一 C'est là, dit K'oung-ni, l'abslinence préparatoire aux sacrifices. Ce n'est pas de celle-là qu'il s'agit, mais bien de l'abstinence du cœur. ― Qu'est-ce que cela? demanda Yenhoei. ― Voici, dit K'oung-ni: Concentrer toute son énergie intellectuelle comme en une masse. Ne pas écouter par les oreilles, ni par 】e cœur, mais seulement par l'esprit. Intercepter la voie des sens, tenir pur le miroir du 、 cœur; De laisser l'esprit s'occuper, dans le vide intérieur, que d'objets abstraits seulement. La vision du principe exige le vide. Se tenir vide, voilà l'abstinence du cœur. ― Ah! dit Yen-hoei, je ne savais pas cela, c'est pourquoi je ne suis qu'un Yen-hoei. Si j'atteignais là, je ne serais plus Yen-hoei; je deviendrais un homme supérieur. Mais, pratiquement, peut-on se vider à ce point? 一 On le peut, dit K'oung-ni, et je vais t'apprendre comment. II faut, pour cela, ne laisser entrer du dehors, dans le domaine du cœur, que des êtres qui n'aient plus de nom ; des idées abstraites, pas des cas concrets. Le cœur ne doit vibrer qu'à leur contact {notions objectives); jamais spontanément ( émotions subjectives). Il faut se tenir fermé, simple, dans le pur naturel, sans mélange d'artificiel. On peut arriver ainsi à se conserver sans éiDolioii, tandis qu'il est difficile de se calmer après s'être laissé émouvoir ; tout comme il est plus facile de ne pas marcher, que d'effacer les traces de ses pas après avoir marché. Tout ce qui est artificiel, est faux et inefficace. Seul le naturel est vrai et efficace. Attendre un effet des procédés humains, c'est vouloir voler sans ailes ou comprendre sans intelligence... Vois comme la lumière qui entre du dehors par ce trou du mur, s'étend dans le vide de cet appartement, et s'y éteint paisiblement, sans produire d'images. Ainsi les connaissances abstraites, doivent s'étendre dans la paix, sans la troubler. Si les connaissances 7'estées concrètes, créent des images ou sont réfléchies, l'homme aura beau s'asseoir immobile, son cœur divaguera follement. Le
4 請 複 3; 所 ST 凡 交近則 必相靡 3 信, 遠 則 必 忠之 0 曾, 曾 必或傳 之。 夫 傳雨稟
Tchoang-tzëu, chap. 4 B.
cœur vidé attire les mânes, qui viennent y faire leur demeure. II exerce sur les vivants une action toute-puissante. Lui seul est l'instrumeat des transformations morales, étant une pure parcelle du Principe, le transformateur universel. C'est ainsi qu'il faut expliquer l'action qu'exercèrent sur les hommes Yao et Chounn, après Fou-hi Ki-kiu et beaucoup d'autres i.
B. Autre discours de Confucius sur Vapathie taoïste... Envoyé comme ambassadeur par son maître 】e roi de Tch'ou au prince de Ts'i, Tzeu-kao demanda conseil à ICoung-ni. Mon roi, lui dit-il, m'a confié une mission très importante. Ce ser^ fatigant ; et puis, réussiraî-je? Je crains pour ma santé, et pour ma tête. En vérité, je suis très inquiet... J'ai toujours vécu sobrement, le corps sain et le cœur tranquille. Or, dès le joui de ma nomination comme ambassadeur, j'ai eu tellement le feu aux entrailles, que le soir j'ai dû boire de l'eau glacée, pour calmer cet embrasement intérieur. Si j'en suis -là avant de partir pour ma mission, que sera-ce après? Pour réussir, il me faudra passer par des inquiétudes sans nombre. Et si je ne réussis pas, comment sauverai-je ma tête? Maître, quel conseil pouvez- vous me donner? ― Voici, dit K'oung-ni. La piété envers les parents, et la fidélité à son prince, sont les deux devoirs naturels fondamentaux, dont rien ne peut jamais dispenser. Obéir à ses parents, servir son prince, voilà les devoirs de l'enfant et du ministre. Et cela, en toute chose, et quoi qu'il arrive. Il faut donc, en cette matière, bannir toute considération de peine ou de plaisir, pour n'envisager que le devoir en lui-même, non comme une chose, facultative, mais comme une choâe fatale, pour laquelle il faut se dévouer, au besoin jusqu'au sacrifice de la vie et à l'acceptation de la mort. Ceci posé, vous êtes tenu ' d'accepter votre mission, et de vous dévouer à son accomplissement... M est vrai que le rôle d'an ambassadeur, d'uQ entremetteur diplomatique, est un rôle difficile et périlleux. Mais cela, le plus souvent, parce que 】$ personnage y met du sien. Si le message est agréable, y ajouter des paroles agréables indiscrètes; si le message est désagréable, y ajouter des paroles désagréables blessantes; poser, hâbler, exagérer, outrepasser son mandat; voilà ce qui cause d'ordinaire le malheur des arabassiidears. Tout excès est funeste. Aussi est-il dit, dans les Règles du 'parler : Transmettez le sens de ce que vous êtes chargé de dire, mais noQ les termes, si ces termes sonl durs. A. fortiori, n'ajoutez pas gratuitement des termes blessants. Si vous faites ainsi, votre vie sera probablement sauve... Généralement, c'est la passion, qui gâte les choses. Les lutteurs commencent par lutter d'après, les règles ; puis, quand ils sont emballés, ils se portent de mauvais coups. Les buveurs commencent par boire modérément; puis, échauffés, ils se soûlent. Le vulgaire commence par être poli ; puis, avec la familiai'ité, viennent les incivilités. Beaucoup d'affaires, d'abord mises au point, scmt ensuite exagérées. Tout cela, parce que la passion s'en est mêlée. Il peut en arriver de même aux porteurs de messages. Malheur!, s'ils s'échauffent pour leur sujet. Ils ajouteront du leur, et il leur en cuira. Il en est de l'orateur qui s'émeut, comme de l'eau et du vent; les vagues s'élèvent aisément, les discours s'enflent facilement.
1. Dans ce morceau, Yen-hoei professe le confucéisme; Confucius lui enseigne le taoïsme.