‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 3 sur 281 · Vùir mou UoutU'lusme ciiincis, 'lYme 1, prg'e · texte numérisé non relu

Vùir mou UoutU'lusme ciiincis, 'lYme 1, prg'e

Introduction.

siècles, mais pas toujours, moins longtemps que les Tchenn ' . ― Une armée de 雷公 Lei-koung, génies de la foudre, rentrant dans la classe des Ghenn, est chargée de supprimer, au nom du Suprême Un, les hommes malfaisants incorrigibles. La comparaison des textes ne laisse aucun cloute sur l'origine indienne de ces exécutears, calqués sur les Maruts fils de Rudra. C'est la première forme des sanctions pénales. Pas d'enfer encore, ni de supplices après la mort. Plus lard seulement, au contact du Yogisme et du Bouddhisme, viendront la longue nuit, la ville infernale avec ses tribunaux, et le reste ^ .

Pour arriver aux deux degrés d'existence transcen'dante accessibles à l'homme, Tchenn et Sien, l'éthéiificaLioa complète ou l'endogénèse de l'enfançon qui survivra, il faut, de toute nécessité, pratiquer 】a diète taoïste morale et physique. Les effets de cette diète sont renforcés par l'absorption de l'essence du y inn et du yang. De ces idées naquirent d'abord des systèmes d'alimentalion très compliqués, des théories sur le chaud et le froid dans les mets, théories et systèmes dont la vulgarisation a fait des Chinois, même non taoïstes, un peuple d'hypocoadriaques. — Des mêmes idées naquirent des pratiques de kinésithérapie et de rnécanolliérapie, des massages et ( des pétrissages savants, destinés à faire circuler dans le corps .l'esprit vital, I à défaire ses nœuds ( sic), à dégager ses obstrucUons, à expulser de l'orga- I nisme les fluides nocifs. ― Dii désir de s'assimiler l'essence cosmique, naquit I encore la cure de lumière, la photolhérapie, exposition du corps nu, à la I lumière solaire quintessence du ycrng, à 】a lumière lunaire quintessence du I yinn, dans certaines coodilions qui font absorber la lumière par la peau, et I la font assimiler par l'organisme. — Du môme désir naijiiit aussi l'aérothéra- I pie taoïste 3, dont voici la théorie. L'air étant, comme j'ai dit page 9, le \ substratum de toute formation, son iutroduclion sous pression et sa rétenlion ) forcée l'ayant fait assimiler par l'organisme, il répare l'usure corporelle, et I son HxcédenL uni au sperme, forme par condensaliori l'enfançon. De là des îexercices quotidiens, analogues à ceux du hanneton, qui, se préparant à sp rendre son vol, fait le plein d'air dans ses trachées, avec, le mouvement de 乂 pompe que l'on sait. Les adeptes convaincus conLinuenL ces exercices durant (les heures. Ils sont ti'ès fatigants, surtout la rétenlion prolongée, à 】a manière (les plongeurs.

Du môme clé sir naquit enfin ce qu'on a appelé l'alchimie taoïste. Voici en quoi la chose consiste. Il s'agit encore d'assimiler la quintessence du yinn et du yang. ― La lumière lunaii'e est une forme de la quintessence du yinn. • La rosée en est une auti-e. Ignorant les lois qui régissent l'évaporalion et la conclensaLion, les anciens Chinois croyaient que la rosée est disUUée par la

1. Chenn, tchenn, sien ; aucun terme français ne rentlaiit exactement la nature de ces êtres spéciaux au Taoïsme et si bien définis, il m! faudra conserver dans mes Iraduelions les termes chinois, à mon liien gr;mil regret. A aucune (le ces catégories ne convient primitivemenl l'appellatif cs/Jj-iJ. Leurs spécimens les plus éllicrés, portent au moins une gaine île matière subtile. Ni lo T.-ioïsme primitif, ni le Boudi.iliisine, ni le Coiifiicianisme, n'ont en la notion de la suhslaiice spirituelle, du pur esprit sans matière.

2. Voir mon Boudilliisiue chinois, Tome I, pages 70, 8't, 'J2.

3. Vùir mon Bouiklliisme chinois, Tome 1, i);ig'。s 77 seq. 、、

Introduction,

lune. Les Taoïstes recueillirent, sur un plateau de métal, et burent ce jus de l'astre des nu ils, moyen facile d'assimiler la quintessence du y inn. Cette boisson l'ait parlie de tout traitement taoïste. D'autres substances sont, aussi du la quintessence de y inn concrète, à savoir l'argent, ! e jade, les perles, le corail, l'ambre Jaune. Aussi les Taoïstes eurent-ils un culte pour ces substances. Mais, comme eiles ne sont pas à la portée de toutes les bourses, elles ne furent jamais mangées, après pulvérisation, que par des privilégiés. 一 La lumière solaire est une forme de la qui n lessee ce du y an g. testait à trouver une forme com es lib le de celle quintessence. De ses deux coacrélioos courantes, le soufre et l'or, le soufre est considéré par les Chinois comme uti violent poison'i , l'or sous forme métallhjue n'est pas assimilable. L'aiciiimie taoïsle naquit du désir de trouver du soufre et de l'or comestibles. Or le cinabre (■sulfure ci e mercure ) abonde en Chine. Sa décomposition par la chaleur, apprit qu'il est composé de soufre et de mercure. Le mercure est ymn, mais le composé est yang, témoin sa eouleiir rouge. De plus il n'est pas vénéneux. Faute de soufre nalif auquel on so liât, on mangea donc du cinabre, comme fl rogue (le longue vie. Celui qui avait été décomposé et recomposé plusieurs fois, passait pour le plus yang de lous les cinabres, pour le 神 丹 cinabre transcendant, la verla du feu ayant encore exailé ses pro prié lés. Delà la série mystique des 九 轉 neuf tours, des 九 九 neuf fois neuf jours de chauffage, etc.. Des mani[julaLioiis faites avec du plomb argentifère et arséiiifôre ayant donné du su 1 l'are d'arseuic jaune, on crut avoir trouvé l'or comestible. Mais ceux qui le mangèrent en étant morts, peu risquèrent ensuite celte cure, tandis ([ue les mangeurs de cinabre furent pendant de longs siècles très nombreux... Délibérépiont l'alcliimie taoïsle n'alla pas plus loin. Quelques alchimistes s'élaut laissé eiUrainer par la curiosité à des recherches chimiques minérales, végétales, animales même, s'atlirèreot les reproches de leurs confrères et les sévices des gouvernants. ― IiuUile d'insister sur d'à aires drogues chères aux candidats à l'iminorlalité ; graines du cyprès, l'arbre toujours vert, qui vit indéiniiment ; pacbyma cocos, une truffe géante, qui pousse sur les racines des cyprès, et est censée en extraire la quintessence ; un agai'ic épiphyte ramifit;, cryplogarao tié spontanément ( ses spores élanl inconnues des sa va ois taoïstes), censé par conséquent être une concréLion cosmifjQe. E【c.

Enfin les ré vol niions de la nature étant pour les Taoïstes le fondement de tout, ils s'approprièrent et développèrent quasi-scientifiquement les anciens systèmes chinois inventés pour deviner ces révolulioDs, pour prévoir l'avenir. Les dessins de 黄 帝 lloang-ti et de U, base des nombres; les diagrammes de {/c -義 Foil- hi', et le livre des Mulalions qui les développe; les spécu- 】aUons (le ! $1 f/f Tseou-yen sut' la rotalion dm cinq éléments; ils accaparèrent tout. Ces procédés peuvent être pratiqués par le vulgaire, aucune verlu spéciale n'étant exigée de l'opérateur. ― A riioinme supérieur, au sui'liOQime

i. PcMi OU pas (le soufre nalif ûv.ns l'aacicniib m;iis lieaiicoup d'orpimciU YCi\cncux. Le mélange

on l:i cuiiriisinii (lus ik'iix iiilisl.'ii]; es, aura i)ounè lieu à celle croyance ciroiii'o.

Introduction. 15

taoïste, sa surhumanilé confère un pouvoir de vision inlcllecloelle extraordinaire. Etant placé plus haut quo le commun, il voit pi as loin dans l'inconnu, dans l'espace, dans l'avenir. Les vies des Taoïstes célèbres sont pleines de prédictions histoi-iqaeraent recueillies, souvent vérHlâes, parfois très intéressantes. Cette vision lointaine exige une concentration profonde, une sorte d'hypnose ou d'ex ta so, souvent cléciite dans les livres taoïstes. L'usage d'un miroir peut l'aider. Un traité très curieux explique comment un mirait" fixement et longuement regardé, avec la volonté intense d'y voir co qu'on veut savoir, finit 卩 ai' donner en image la solulion dësiréo. Le miroir sert aussi à déceler les émanaLious des lieux, des choses et des personnes, invisibles à l'œil nu. ― Autres moyens divinatoires employés par les Taoïstes, les mouvements de la fumée qui s'élève de l'encens, le vol ou le chant ries oiseaux, les changements craspect des nuages. Tout cela considéré comme manifestations du cosmos, du Principe, sans aucune intervenlion d'êtres surnaUirels.

Ceci posé, les définitions d'ûQe bonne partie des ouvrages de la Putrologie seront intelligibles. Mais d'autres res Lero ii t én i g m aU q u es . Voici pourquoi : Des influences extérieures firent sabir au Taoïsme deux crises doclriiiales profondes ; ou pfulôt, une crise en deux poussées, laquelle accentua encore son théisme, et en fit une religion. La première poussée, essentielle, commença au troisième siècle de l'ère clirélienne, et continua jusqu'au septième. La seconde poussée, complémentaire, eat lieu du onzième au douzième siècle. C'est après la fin de celle en se, que fat consUluée la Palrologie, telle que je 】a publie. Ses produits y sont donc conLenus. C'est d'eux que je vais m'occuper. Laissons parler les textes qui coo tiennent la tradition taoïste sur ces événemenls.

雲笈 I: 籤。 靈 寶赂忠 i。 Au tfîmps 三 國 des Trois Royaumes, à la cour de 孫 :擢 Sounn-k'iian roi de 與 Ou, qui régna à 建 業 Kien-ie ( Nankin ) de 229 à 251 , vécut un Taoïste, 葛 玄 ( 拳 % ) Ko-huan ( h qui eut toute Familié clo Sounn-k^aan. — Ce Ko-huan fat très lié avec le bonze indien 竺 法 蔬 Tchou- fa-lien, et le bonze chinois ï (;罩 道 ^ Clteutao-ivei, ce dernier aussi ami de Sounn-k\ian. ― Il dut n'ûLre pas moins lié avec le plus inLime des amis de Sounn-k'uan, le pieux laïque koachan 支 謙 Tcheu、k"ien, précepteur des enfants du roi, qui traduisit en chinois, entre autres textes, le suira fondamental cie l'Amidisnie, Siikhavati-vyiiha^ . —— S'il ne le connut pas personnellement, il entendit cerlainement parler du Romain 秦 pya' Ts inn-lunn'^ , lequel, reçu à Kien-ie en 226, avait intéressé

1. Le Ym}i-kl-ts'l~ts'len, piTcicux recueil datant de l'an 1000, est au Taoïsme, ce que le Fouo-tsout'oung-ki ( treizième sicclo) est. au Bouddliisnie chiuois ; à savoir, une mine de vio.ux IVii^^nAieiUs (!u plus liaul iiUércU J'en connais cinq exemplaires, provonanl de deux ('"— iUions, l'uiic des Mhnj, l'autre dîîs Ta'hîij.

2. Déjà IraduLt prè^ d'au siècle auiviravaul, n\;\is imiiavfiiiicmoni. Ce sulra parle des trois boiliiis;iUva, Amiliiblia, Avalokitesvara, Alaitrcya ; le passif lu présent, io futur.

o. N'uiv mes Textes ilisloriquc:!, iiiii^c 881),

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Sounn-k'uan au plus haut degré. ― Or, raconte la tradition taoïste, durant la période 赤 鳥 Tch'eu-ou, c'est-à-dire entre 238 et 250, ce Ko-huan s'étant reliré dans les monts 天 台 Tien -t'ai, y eut des visions et des révélations. Le 太上 Tai-chang, Suprême * , lui envoya 三 壁眞人 trois Saints transcendants, lesquels étant 下 降 descendus du ciel sur la terre, lui enseignèrent 靈 寶-經 Ling -pao-king, le texte du Ling-pao ^ . Leurs noms étaient; « de la suprême et originale Uoitc le premier être transcendant U~ ZoMo-/ii<xo 3》... 《de la suprême et originale Unité le second être Iranscendant Koang-miao-yinn resplendissante mystérieuse Parole»... « de la suprême et originale Unité le troisième être transcendant Tchenn-ting-koang Lumière vérifiante et confirmante ». ― Le Suprême envoya de plus à Kohuan un certain 徐 ^ 勒 Su-lai-lei^ , pour 爲 攀 先作三 洞 法 師 être son maître dans la doctrine du triple mystère. Ce personnage lui communiqua 23 traités et 10 gloses, en lout 33 livres. ― D'autres textes taoïsles, qui sont des résumés, disent que Ko-huan eut une révélaliou du 天 Jj^ 王 Vrai roi du ciel. —— Il me paraît ressoi'lir de ce qui précède, que Ko-huan communiqua certainement avec au moins un Amidiste, et probablement avec un chrélierj. Les données susdites, me paraissent être chrétiennes, pas amîdistes. Ko-huan les comprit à sa manière 5 , et les amalgama avec son Taoïsme. La tradition taoïste nous apprend qu'il transmit son système à son disciple $^ ,§、 遠 Tcheng-seuyvan et à sou neveu 葛 'p 傳 Ko-chaofou. Le neveu 】a transmit à son fils 葛 'j 第 Ko-ti, lequel la transmit à son fils 葛 洪. A'olioung, autrement 抱 补 子 Pao-p'ou-izeu, le fameux auteur taoïste du quatrième siècle, dont j'analyserai les œuvres.

雲笈七 籤。 上 淸 源 統 經 目 註 淳。 Sous le règne de l'empereur 成 去 Tch'eng-ti des 晉 Tsinn, 326 à 342, un cerlain 王 襃 Wcmg-pao, mort depuis trois cents ans, apparut à la fameuse contemplative taoïste 魏 華 存 Wei- floats' oimn, et lui remit les grimoires par l'étude desquels lui-même, dit-il, était arrivé à l'état de ^ Tchenn. Cette femme monta au ciel (mourut) en 334, laissant les livres à son fils, qui les donna à un certain 揚 -義 Yang -hi, personnage qui paraît avoir joué un rôle important dans l'évolution du Taoïsme. A l'occasion de leur remise à Yang -hi, les livres sont appelés 上 淸大 涧爲經 三十— 卷 les 31 sections du texte transcendant du grand mystèi'e de la suprême pureté, c'est-à-dire du plus haut des cieux^ .

1 . Ce terme équivaut au Altisiiimis des liturgies chréliennes.

2. Nous verrons bientôt que c'est là le nom ordinaire de la deuxième personne de la trinilé laoïsle ; ling intelligence, pao n'élaiu qu'un complément lionorifu/iie. Ce nom est ilevenu comme le symbole du Taoïsme moderne.

3. Certainement la Iranslittération d'un uotii élrauger, Eloha je pense, qui est translitéré A-lo%io-ho sur la stèle neslorienne de Si-nan-fou, cinq siècles plus lard. 一 Si ces données sont chrétiennes, comme je le pense, nous auriois ici le plus anciea docuaieat chrélien chinois existant ; avant Dècc et Diodétien ; deux siècles avant Nestorius.

4. Ccrlainpment un nom étranger translitléré, peut-être un Grec ou un Romain .

5. Que ce païen ait additionné Dieu avec ses trois Personnes, n'étonnera pas quiconque a fait le catéchisme à lies païens.

6. D'après tousles cnmmcnlaires, chang-ts'ing est un lieu, le plus éicvo et le plus pur de Ions les cieux. Ta-tong, le graiiil mystère, est la somme [lu San-long triple myslérc. ― Les nombres des livres ne concordent pas avec la Bible des Juifs de Buljyloue et des Juifs de l'imle. Je pense qu'il n'y a pas lieu île chercher dans celle dircctiun.

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Yang -hi monta au ciel (mourut) eu 386.

Or un certain 許 映 Ilii-ying, descendant d'une ancienne famille de fonctionnaires, reçut l'initiation taoïste de 敏 親 Pao-ising, haut ihandariri, Taoïste zélé, beau-père du célèbre 葛 洪 Ko-lioung. Ce Pao-tsing avait aussi des livres anciens, venus on ne sait d'où. De plus, en 292, il avait découvert, dans une caverne, un résumé doctrinal cristallisé ]à à son inlenllon, qu'il transcrivit et publia. Devenu très fervent sous un aussi bon maître, Hii-ying se retira, en 313, dans une solitude au sud du Fleuve Bien, prit le nom de

ill le Pèlerin, et ne revint jamais. Son frère cadet îrF fm Hn-mi, vécut aussi en solitaire, et mourut en 373. il légua à son fils 5 牛 玉 斧 Hu-ufoii, 31 traités sur 上 'c^ 三. 天正法 la droite loi des trois divinités (ou de la triple divinité) du" suprême ciel. liu-ufou communiqua ces 31 traités à son contemporain Yang -hi (ci-dessus), qui put les comparer avpc les 31 sections de son texte. A sa mort, il les légua à son fils 許黃民 Ru-lioangminn, lequel les transmit à son. fils 許 豫 之 Hu-ulcheu. En 4.35, quand il se sentit près de mourir, Hu-utcheu ferma et scella ses livres (appelés à cette occasion 上 淸 寶 經 三. M 妙 法 précieux textes du ciel suprême contenant 】a loi merveilleuse du triple mystère), et les confia à un certain 馬 朗 Ma-lang, en lui disant qu'il reviendrait les prendre quand i】 serait réiticarDé. En 465, renipereur 明 帝 Ming-ti des premiers 鬼 Song, ayant entendu parler de ces livres, se les fit apporter et rompit les sceaux. Une vive lumière jaillit aussitôt, et l'empereur tomba malade. Repentant, il s'excusa, et restitua 】es livres. Corame Ilu-utcheu ne revenait pas pour 】es reprendre, 】a famille ilfa finit par les déposer dans la bibliothècfue (lu 虛 f 官 Tch'ounghii-koan, où ils furent étudiés par le célèbre 陸 墜 靜 Lou-siou-tsing , qui les transmit à son disciple 孫 遊 嶽 Sounn-youijao. A sa mort, en 489, celui-ci les passa au farapux 陶 î]/, 景 T'ao-houngking, lequel, dit la tradition, parvint à se procurer aussi les livres de Yang -hi. Usés par l'âge, dit le texte, les deux exemplaires périrent entre ses mains, tandis qu'il les étudiait ; mais il en lira et développa le système. Quand il mourut, âgé de 81 ans, en 536, T'ao-houngking légua son œuvre à son disci pie 王遺智 Wangyuantcheu. Or, fait qui est à noter avec soin, ce Wang - y u ante h eu avait eu un autre maître, d'une autre religion, 宗 道先生 un maître de la doctrine des Ancêtres soi-disant, probablement un Yogi ou un Sivaïte, qui lui enseigna la science des 勝 ^jl formules victorieuses, mantras et mud ras, et Fart des 符 III charmes et des talismans. Ainsi Wang-yuantcheu introduisit le Tantrisme dans le Taoïsme ^ . îtiaintenaiit l'amalgame est complet: un théisme issu (le la religion antique, frotté de christianisme et d'amidisme, placé dans uo cadre naturaliste très large, avec un culte fait d'offrandes, d'encens, d'invocations, de conjurations, d'exorcismes, de formules, d'amulettes et de

d. Les procédés diaboliques 鬼 法, disent les Bouddhistes, avec indignalion et mépris. An foiul, c'est là une calomnie. Pour les Taoïstes, les formules écrites ou figurées, certains gestes convenus, sont la (|iii)ilesseiicc (le la tloclriiio et des rits de leur secte, Inquclle contient sous l'orme lassée toiUii refficacc de la doclrine et îles rils, comme l'essence distillée (le mentlio contient ton les les vertus i\e h mciillie.

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contorsions. Wang - y it mUch eu mourut, âgé de 126 ans, vers l'année 630 probablement, léguant ses invenliotis à son disciple 潘 師 正 P'an-cheutcheng , lequel les transmit en 682 à ,^ ^ Souma-tch' engtcheng, qui les légua en 733 à 李含光 Li-hankocmj , lequel mom'ut en 769, âgé cle 87 ans. La doctrine étant alors incontestée, les notes sur sa transmission s'arrêtent là.' Le document d'où je les ai lirôes, est clalé an 805.

Que tout cela fut innovation et amalgame, non évolulion normale des principes originaux du Taoïsme, les Lettrés chinois l'ont remarqué avec justesse dès le commencement, et l'ont soutenu fermement jusqu'à nos jours. Les auteurs du Taoïsme moderne, dont je viens de donner la liste, ont rempli toutes les bonnes places cle la Patrologie cle leurs propres œuvres, reléguant dans les coins celles des vrais Pères du Taoïsme ancien, et n'admettant que très peu de leurs commentateurs. Les Lettrés, au contraire, exclurent des Index bibliographiques dynastiques, tous les produits du Taoïsme moderne, tout ce qui sent le Ling-pao, et colligèrent avec soin' les. nombreux commentaires publiés par leurs pareils, sur les œuvres des anciens Pères. Aussi, pour avoir une vue d'ensemble sur la bibliographie taoïste, faut-il réunir ces deux séries, le cation de la secte et les listes des lettrés. Ce que j'ai fait.

Les Lettrés chinois ont aussi très bien remarqué, que le Taoïsme moderne est une religion théiste (( Pour la succession des destructions et des régénérations de l'univers, disent-ils, les Taoïstes parlent à peu près comme les Bouddhistes. Mais, ce qui leur est spécial, c'est qu'ils vénèrent 元 《合, 天 © Yuan-cheu T'ien-tsounn, le Vénérable céleste de la première origine, qui fut avant l'émanation primordiale ; dont personne ne sait l'origine ; qui survit, toujours le même, sans aucun changement, à travers toutes les révolutions cosmiques. Il réside au-dessus de la 玉京 capitale de jade, par delà les orbes des trois Purs, au plus haut des cieux. C'est lui qui veille à ce que, au commencement de chaque nouvelle période, les hommes soient instruits de ce qui concerne leur délivrance. 》 雲笼七 鐵. ― Voici quelques citations taoïstes : « Au-dessus des cieux des humains bienheureux^ , s'étendent les trois orbes des trois Purs. Plus haut, c'est le ciel suprême, où réside le Vénérable célest© cle la première ori'aine, qui dirige toutes les transformations, et répand l'enseignement. 》 雲笼七 籤. ― «Il fut avant le vide et le silence, avant le néant primordial. 11 survit à la ruine des mondes. L'œil de chair 肉 吸 ne peut pas voir sa 具 實之身 vraie substance... Celte vraie substance, est pure et merveilleuse, contenant toutes les vertus, présente dans tous les lieux. Elle est le principe premier, la cause, de tous les mouvements, de toutes les pi'oducUons.» 道教義 i-M- ― « Dans le vide primordial sans intérieur ni

1. Ces cimix sont des ciciix iiifdricurs, calqués sur les devaloka )joucldliif[ucs, ajoutés au système poslérieiirenienl. Lieux où les Tcheiiiinl les .SiY'/î joiiirisciil en altcinkinl leur rcincarnalion, uu lieu de flâner dans l'uuivors comme jadis.

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extérieur, une lumiéi'6 brilla. Cette lumière était esprit. L'esprit s'épanouis-. sant, devint les trois Purs. Puis il y eut le ciel et la terre, puis le reste des êtres. )) 靈寶 無量度 人上品 妙 經.一 《Le Seigneur du vide et Maître de rorigiiie, est esprit, est lumière, est de lui-même. C'est lui qui mit eu rotation l'univers prirailivenient immobile. C'est lui qui fit commencer la chaîne, des genèses de l'être du non -être, des retours de l'être au non-être. » 太 m 金 È 玉華 仙 書 八 極 神 章 三皇內 藤 文. 一 Dans la Patroiogie, les traités qui expliquent la surveillance que le Vénérable céleste exerce sur les hommes, le compte de leurs péchés, le pardoo des repentants, la punition des impénitents, le rôle du Génie de l'àtre (son témoin ) et des Génies de la foudre ( ses exécuteurs), les peines infernales, la réincarnation en fonction du mérite et du démérite, sont très nombreux et très clairs. Le quadrilatère de la Grânde Ourse, est, !顺 l' l'adepte taoïste, comme une fenêtre, par laquelle le Vénérable céleste regarde ce qui se passe dans ce bas monde. La fenêtre tourne autour du pôle, une fois par jour, pour lui permettre de bien voir les quatre coins de la terre carrée. Ses bureaux sont installés dans les sept étoiles de l'Ourse. 11 a de plus des succursales administratives sur la terre, aux cinq Monts sacrés, spécialemenl au mont 泰 山 T'ai-chan. ― Dans cette religion perfectionnée, les anciens procédés divinatoires sont conservés. 】ls servent à deviner les intentions du Vénérable céleste. Les grands hoinmes légendaires, ix 義 Fou-lii, 黃 帝 Hoang-ti, ^ U, sont honorés. On leur a fait de belles légendes. Us sont considérés, ou comme des avatars célestes, ou du moins comme ayant été inspirés par le Vénérable céleste. Par contre, les parangons classiques 堯 Yao et 舜 Chounn sont passés sous silence. Ce furent des artificiels, des, conventionnels, des rituels, comme leur admirateur CoDfucius.

Le commencement de la dynastie 唐 Tan g, vit l'apothéose de Lao-izeu, événement plutôt politique et de peu d'importance. Le fondateur de la dynastie, 李 ijiH Li-yiian, était un usurpateur. II jugea utile de s'attacher les Taoïstes, maltraités par la d y n as lie préccclente 隋 Soei. En 620, un certain 吉 善 fx Ki-chanhing rencontra dans les montagnes un vieillard vénérable, vêtu de blanc, qui lui dit: « Va dire de ma part au Fils du ciel de la dynastie T'ang, que moi 李老君 Li-laokiunn, je suis l'aucêtre de sa famille ». Les Taoïstes informés, comprirent l'intention impériale. Lao-izeu, le vieux philosophe, ne fut pas fait dieu, comme ou le dit parfois, erronélïient. On l'ajouta simplement, après Fou -hi, Hoang-ti, U le Grand, à la liste des avatars passés du 蠻 君 Chenn-jjao-kmnn , 】e 老君 lao-kiunn de la troisième orbe^ , en attendant les futurs. Rien de changé au système. —— En 741, Lao-tzeu apparut à l'eiripereur 玄 宗 Huan-tsoung de la même

1. Lao-kiunn, vieux seigneur, est un litre rituel g'<^nérif|ne,cwiimc le pi'ouvciU les exiircssioiis 五老 帝贫 pour les cinq Ti régionaux cliitiois ;: H 天老君 les lao-kiunn des Irois orbes ;九天 '老 赏 les lao-hiunn lies neuf cieiix ; etc. Le ULre est concéilé à Lao-l:icu, en la ni iju'uvalar.

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(lynaslie, et lui révéla qu'on trouverait sa statue à ^ M jTcheou-icheu. On trouva, dans cette localité, une statue en pierre exotique, haute de trois pieds. Où cela? chez qui? cela n'est pas dit. Or, dans cette localité de Tcheou-tclwu, à cent stades de Si-nan-fou, se trouvait alors le grand monaslère neslorien, dans lequel fut érigée, 40 ans plus tard, en 781, la fameuse stèle comméraorative de sa splendeur. Je me demande si c'est vraiment une statue de Lao-tzeu qu'on apporta à l'empereur, ou bien quelque autre effigie? En tout cas, quand il l'eut reçue, c'est un service nestorien qu'il (it célébrer dans son palais, par sept prêtres, dit l'histoire. Aussitôt après, il reconnut le culle nouveau des 九宮資 神 nobles chenn des neuf palais célestes, trois classes par orbe, ce qui fait penser aux trois liiérarchies et neuf chœurs des anges. Fort curieux, ces synchronismes, qui ne s'expliquent bien que par des contacts. Tous les contacts étaient d'ailleurs possibles, probables, nécessaires même., La capitale de Iluan-tsoung regorgeait de Brahmanes, de Bouddhistes, de Zoroaslriens, de Manichéens, de Nesloriens, de Maliométans. C'est précisément en 745, que les Nestoriens obtinrent de cet empereur, auprès duquel ils. étaient en hante faveur, un décret qui les distingua des au! res religions ressemblantes. ― L'influence nestorienne me paraît indéniable, dans des textes et termes taoïstes comme les suivants, qui datent de cette époque ^ ... D'abord, les nouveaux titres des Souverains des trois orbes, sont plus chrétiens encore, si possible, que ceux cités page 16. 天蜜君 Seigneur céleste, s'applique bien au Père. 靈蠻君 Seigneur Intelligence, convient bien au Verbe. 神 蠻 君 Seigaeur Esprit, sied bien au Paraclet. Que les trois sont Personnes d'un même Eire, d'une Trinité, cela est dit formellement: 此 ■H 號 雖 殊, 本同一 "É* quoique ces trois noms différent, leur souche (nature) est commune et. une. Pour du style chinois, ceci est remarquablement clair. ― Ce qui suit, ne l'est pas moins, et prouve que les rédacteurs savaient aussi quelque chose de l'Hindouisme de leur temps : «Durant la période cosmique précédente, ,念氣 3^ © le Vénérable céleste Brabma prêcha une doctrine illuminatrice précieuse. Depuis le commencement de la période actuelle, c'est 元始天 尊 le Vénérable céleste du commencement primordial, qui communiqua aux hommes l'a doctrine qui éclaire. Puis, au milieu de la période actuelle, 太上: /《 道' 君. le très-haut Seigneur de la grande doctrine naquit, 西 方 綠 ^\) 玉 國 dans l'Occident au pays des Lou-na-ii (des Romaioi, Romains, je pense ), et son nom est 器 度 K'i-tou (le Christ). De sa naissance date Tère 開 皇 de l'auguste commencement. » — Et cet autre texte ^ : « 三代天 尊 '者 des trois successions de Vénérables célestes, :è % X le passé c'est le Vénérable céleste du commencement primordial (le Père) ; 見在 太上玉 皇天尊 Factuel c'est le Vénérable céleste Irès-haut pur Auguste (le Fils); 未 东金闕 玉晨 天" 尊 celui qui n'est pas encore venu, le fiilur, c'est le Vénérable céleste pure Lumiùre ( aube) sortant du palais d'or (le Paraciet). Or :fc 上 le Ti'ès-luuit (le pur Auguste), 卽 是 元始天 尊 M 子。 從 上 皇

笼七鐵 .SW 巧 ft. ■ 2. 鎮笼七 邀 教三洞 宗元.

Introduction.

华 劫 來》— 元始天 ® Il 位 c'est le fi'ère-fils du Vénérable céleste du commencement primordial { frère exprime l'unité de nature, fils Ja fllialion ), en faveur duquel le Vénéi'able céleste du commencement primordial (le Père ) abdiqua, mettant fin par cette abdication à l'ère 上 皇 auguste précédent, et inaugurant l'ère 開 皇 auguste commencement... Impossible de rendre d'une manière plus chinoise, des textes chrétiens comme ceux-ci : Paler diligit Fi lin m et omnia dédit in manu ejus.... Data est mi hi oranis poLeslas... etc. ― Et le passage conclut magnifiquement: « Aux trois Vénérables célestes (aux trois Personnes) conviennent également les dix épilhôtes suivantes. Existant de soi-mêti】e. Sans limites. Grande Voie (du salut) . Saprômti Vérité. Elevé au-dessus de tout. Docteur des hommes. Très-haut auguste. Vénérable céleste. Pur empereur. Souverain universel.»

Tout cela n'est pas de l'Amidisme. Car, quoique le 法 身 fa-chenn de celle religion ait fini par être conçu comme une essence commune d'où émanent des Bouddha multiples, ce n'est pas ainsi que les Amidistes parlent de leur Iliade Amitabha-AvalokiLesvai-a-Mailreya ' .

11 me l'esté à parler de la poussée complémentaire, qui paracheva le théisme taoïste, du onzième au douzième siècle, sans plus y rien ajouter de neuf. ― Copiant le truc employé par Li-yuan pour consolider la dynastie Mf Tang ( page 19), l'empereur 眞 宗 Tchenn-tsoung recourut aussi au merveilleux pour affermir sa dynaslie 宋 Song. A partir de 1008, il feignit des apparilions cViin sien ancêtre, devenu Génie, qui lui raconta ses avatars, et lui apporta des écrits du Pui' Augusle. J'ai raconté ces folies en détail, dans mes Textes Hisloiiques, pages 1804 à 184.9. En 1013, l'empereur ayant fait faire une statue du Pur Augusle, lui rendit les plus grands honneurs que le rituel chinois connaisse. L'insLigateur de toute celte affaire, fat, dit l'histoire, 王 欽 若 Wang-k'innjao, que les Lettrés exècrent, et dont les œuvres sont insérées dans la Palrologie laoïsle. ― Même comédie, plus ridicule encoi'e si possible, sous le règne de rempereur 緣 宗 Iloei-tsoung, de 11 13 à 1119 (Textes Uisloriques, pages 1875 à 1881 ). Cette fois les meneurs furent 王老志 Wang -laotc heu , 王 fî' 昔 Wcwg-tzeusi, surtout 林靈素 Linn-lingsou qui figure aussi dans la Palrologie. L'empereur fit recueillir pai' tout l'empire Les - légendes des Sien et des Tchenn. Vue copie de la Patrologie, Ui'ée par son ordre, fut logée au palais. Les temples du Pur Auguste se nmlLiplièi'eut par tout l'empii'e. La cour impériale fut organisée

i. Je crois lUile de placer ici une noie, tout le monde n'élant pas Ihéologiop. Il no faut pas assimiler le dogme clHûtien île la procession dos Personnes, relations siilisistanles dans l'essence simple de Dieu, avec la ])roliiV>r,ition amiilisie îles Boudiilias. C;ir la procession clirclienue est un fiiit réel, laiiilis que la proliferation ;i mill is le est un pliénomèiie irréel, idéal, imaginaire. En eilel, l'espèce de monère immense qu'est le fa-chenn iimidisle, (ioril des fila 隨 Us incarnés sont les nouveaux Bouddlias; celle moiière n'est qu'un être de raison. Elle est l'acte pur de l'altruisiiiii, de la volonlé tie saura' le monde; une iiléc abstraite, pus un û'tre existant. lUre i|iie loi) s les BomUllwis, coiiimiiiiiiinl dans celte iilée, onl loiisclé mus par elle, ce serait parler en pliilosoplie. Dire iju'iiii iiroloiigx'iiioiU du l'illruismc iinivci-SL'l exisUuU, s'oUuU iiicuriic, leur a tloimc nuiss;\ucc ;i lous, l'un niitvs r.'UilR', c'csl parler en paiillii'isle iikvilislo.

Introduction.

et costumée à l'instar de la féerie céleste des jti 霄 neuf empyrées. Les entretiens de l'empereur avec les êtres transcenJanls qui le visitaient, furent rédigés et publiés. En 1 1^23 l'invasion des Tarlares 金 Kiwi mit fm au règne de l'empereur Hoei-tsoung, et aux progrès du Taoïsme.

Mais, si les doctrines taoïstes n'ont pi as avancé depuis lors, elles n'ont reculé en rien. Elles sont restées ce qu'elles étaient au douzième siècle, un théisme bien caractérisé, avec culte accessoire des CJienn Tchemi et Sien, -玉皇 le Pur Auguste, la seconde Personne du 三 涧 triple mystère, représentant pratiquement la divinité. C'est à lui que le Taoïste chante, comme exorde de ses prières quotidiennes : « 0 Seigneur du palais d'or et de 】a voûte d'azur. Très- haut, Pur Auguste, Adorable! Toi qui es au-dessus de tous les cieux. Toi dont la douce lumière éclaire tout le monde. Maître des Sages et des Saints. Appui des géuitis et des hommes. Charitable prédicateur de la doctrine sublime. Vérité une qui montres le chemin aux insensés. Quoique je sois tout à fait indigne, reçois mon hommage pour toujours ^ ! ;)

Divisions de la Palrologle taoïste, d'après la préface d (?李 -杰 Li-kie.

Au commencement fat le 妙 — mystérieux Un, rlislingué en 三 元 trois Principes aussi appelés 三 '(^ les trois Purs, à savoir, le Céleste, l'Inlelligence, l'Espiit. Chacun des trois Purs a so a orbe propre, son 境 pur domaine, son 天 ciel ; termes qu'il faut entendre, non comme des zones physiques dislincles, mais au point de vue 主 '{"r de la pilmauté d'honneur seulement. Les noms des trois Purs et de leurs orbes sont à retenir, car ils font par lie du tilre de tous les livres censés émanés de l'un d'entre eux. Le Céleste 天' 蠻 君 l'égne sur l'oi'be 玉 境. L'Intelligence SI 弯君 règne sui' l'orbe J: 淸 境. L'Esprit 神 寶 ^ regno sur l'orbe 太 淸 境. Les trois caractères 玉上太 sont des épilhèies nobles, qui ne signifient rien ici. Ces trois Principes donnèrent aux hommes chacun sa doctrine. Le Céleste leur donna le jjài M§^^ l'Intelligence le ijnj 玄 教' l'Esprit le 洞 种 教. Dans ces termes, fjaj signiiie mystère, 教 doctrine; M 玄 'îi''!' sont des épithèles dont il ne faut pas presser le sens 2. En conséquence, la Palrologie taoïste est divisée en trois grandes secUons'^ le 洞 Mr 部, le 洞 玄 部, et le 润 神 部. Dans chacune de ces trois secUoiis, les traités principaux, fondamentaux, ne portent pas de signature humaine. C'est qu'ils sont censés être émanés du Ciel, de celui des

1. Il ne fau^ pas confondre les H 淸 trois Pure, avec les 三' 教 trois Docli'hies, reiircseiUées i、;ir leurs maîtres, Coiifiicinsv, le Bomlillia, ot L;io-lzeu. Les temples des Irais Purs sont nom t^reux. Il y a (le rares Icmiik'S des trois Doctrines, élevées en des temps où ! 'on tenta de 三教 @ 一 ik fusionner les trois doctrines,

2. Peut-Êlre réminiscence de l'Ancien Testamenl, du Nouveau Testament, de renseignement de l'Eglise.

3. Les Bouddliistes ayant trois véhicules depuis la Iraduclion du Saiiaiiarnia-puiKlarika-sulra au troisième siècle, les Taoïstes expli(iuenl que leurs trois 《同 mystères répoiulciil aux trois 乘 véhicules (les Uouddliisles. Assertion gratuite, pour faire croire que qnalilalivemcnt ils valent leurs concuiTeuts; comme ils ont multiplié les traités, pour avoir (luanliUilivemcnt autant qu'eux.

Introduction.

trois Purs désigné par les épithètes contenues dans le titre. Le mode de cette émanation est très singulier. Les Taoïstes n'admellent pas la revelation par voie d'inspiration, au sens chrétien du mot, un homme éclairé par' Dieu parlant ou écrivant en son nom. Tous les documents révélés taoïstes, sont censés ôu'e descendus du ciel, écrits en caractères antiques, sur un aérolithe, sur une plaqué de jade, sur une lame d'or; ou avoir apparu sur un rocher, dans une caverne. Aucune main n'a tracé ces caractères. Ils sont une cristallisation spontanée de la pensée de l'un des trois Purs, par ua effort de sa volonté. ― Mais enfin, légende à part, en réalité qui fut l'auteur de ces traités canoniques non signés?.. Ce furent les hommes cités pages 16 et '17, Ko-huan, Yang -M, Tao-houngking, Wa'n g -yucnUc 1 1 eu, et autres. C'est eux qui rédigèrent les traités de la première période, le fonds taoïste ' . Plus tard d'autres ouvrages furent produits, humains ceux-là, signés ou anonymes. Los plus cotés de ces travaux, furent insérés dans les trois p!) sections, à la suite des traités prétendus révélés. Les autres furent réunis en trois |§ suppléments correspondant aux trois seclions, le 太 玄 supplément du f 同 眞 部, le 太平 supplément du l'j^ 玄 pf), le ic supplément da '{^ 10 部. Enfin un quatrième supplément, 正—, le plus vaste, réunit tout ce qui parut aux classificateurs mal défini comme nuance. Les titres de ces suppléments ne signifient pratiquement rien. ― Ainsi, trois f 同 sections, plus quatre |§ suppléments, voilà les grandes divisions de la Patrologie, que le 續 suppléaient des 明 Ming termine.

Les trois sections sont subdivisées en douze sous-sections, savoir:

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