‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 4 sur 281 · 方 法 pratiques, manipulalious · texte numérisé non relu

方 法 pratiques, manipulalious

9. 眾 徳 diététique, alchimie, astres, nombres, etc. 10. 德 mythologie, légendes.

i 1 - 讚 liturgie, hymnes, adresses.

表 奏 documents; pétitions aux empereurs, édits reçus d'eux, etc.

Les divisions et les subdivisions de la Patrologie taoïste, se compénètrenl: bien souvent. L'ordre n'y est -guère meilleur que dans la Patrologie bouddhiste. Je sais ce qu'il ra'eu a coûté, pour c'asser approximativement ces deux fouillis.

1. Une Iradilion laoïslc Irès précise, assigne à l'an lio, ! a iircmicre réunion en un corps, des écrits taoïstes. Ce corps auraU élc délruit pou d'iuméod après, ou 755, loi's du sac Je !a capiliilc, par le rebelle Nan-louclian.

Introduction.

Le Lettré M) Il Tclioig-ts'iao inventa au douzième siècle une classificalion de la littérature taoïste, que ,焦 翁 Tsiao-houng a suivie dans son index. La voici : ' ■

老 子 Lao-tzeu et ses commentaires.

莊 子 Tchoang-tzeu et ses commentaires.

諸 子 les autres philosophes taoïstes, ie 陰 符 經 et ses commeiUaires, le 黃庭 et ses commentaires, le 參同契 et ses commentaires.

|Ë| 錄 les catalogues.

傳 les légendes.

IE les histoires.

j^i^ l'es dissertations.

書 les graphies. - ,

經 les textes.

斜 儀 discipline et rits.

符 錄 formules et talismans.

ftf: M\ aérolhérapie, phololhérapie.

胎 息 entretien du principe vital.

內 視 soin particulier des viscères.

導 引 sur ]e massage.

辟 穀 sur l'abslinence.

內 丹 cures morales.

外 丹 cures chimiques.

金石藥 médecine et pharmacie.

服 rtîôte des candidats à rimmortalité.

jj^- 中 hygiène sexuelle.

修 養 hygiène pliysirfuo et morale.

Comme je l'ai insinué dans une note, page 5, aucune au tori ié tloclrincile ou discipliiiairo n'a cîasso ou critiqué la Palrologie. Le pape îles Taoïstes est un mythe. Que le Maître céleste du temps, ait dressé le supplémenl des Mln(j> c'est là un cas accidentel, dû ;\ uikî commission impériale. Dans les siècles durant lesquels la Patrologie fut consUluce, l'autorUé des Maîtres célestes n'existait pas, ou était nulle. Je pense que, le premier fonds ayant élè formé par les hommes nommés pntfes IG et 17, des additions particulières se firent peu à peu, dans les divers couvents, puis se généralisèrent par communication de Ions les couvents, losriuols se faisaient part (Us œuvres tie leurs principaux moines. Les couvents taoïstes, relativement peu nombreux, ont toujours été irùs unis. Les moines sont lettrés, parfois savants. A toutes les époques, des hommes marquants ont passé au Taoïsme, C'est par riniliative scientifique des Al)l)és du Pai-yun?i-Jcoan, et le concours oljlig'eant ties autres couvciUs, tjue hi ri clic collcciiuJj do Véldn fut il,; 山 ortl cuiistituce et u clé eiUvclciiuc depuis.

Introduction.

IL EVOLUTION HISTORIQUE DU TAOi'S ME.

[Les lettres TU renvoient à mes Textes Historiques, où les sujets indiqués sont traités au long. ]

Dès le quatrième siècle avant l'ère .chrétienne, 栄 毋' /§1 Song-ouki, disciple d'un certain 後 p, 子 高 Kao de Sien-menn, prêcha que l'homme peut arriver à dépouiller son corps, comme certains insectes dépouillent leur chrysalide, et aller vivre d'une vie supérieure dans des îles fortunées situées à l'est de la Chine. Il trouva des adeptes, jusque parmi les princes de son temps. ― Au troisième siècle, 秦始皇 le Premier empereur des Ts'inn, devint la dupe de 徐 ifi Su-cheu, qui lui fit faire, en 219, des entreprises extravagantes (TH p. 263), En 215, on cherche Kao de Sien-menn. En 2l2, un certain 盧 Lou apprend à rempereur, que, pour arriver à commercer avec les Génies, il lui faut d'abord apprendre les manières des Génies, ce à quoi l'empereur s'applique (TH p. ! 270), En 21 1, des hymnes officielles en l'honneur des Tchenn et des Sien, sont enseignées dans toutes les écoles de l'empire.

Plusieurs Taoïstes figurent dans' l'entourage immédiat du fondateur de la première dynastie 濃 Han, par exemple 曹 參 Ts'aots'an son chancelier (TH p. 378), et 張 真 Tchang-leang le plus intime de tousses conseillers (TU p. 264, 309, 343, 370, 381 ), mort en 189. ― En 164-163, le Taoïste 新垣毕 Sinn-yuanp'ing mystifia 文 帝 l'empereur Wemi (TH p. .127 ). ― Converti de force au Taoïsme par l'impératrice douairière (TH p. 531 ), l'empereur 武 Ou devint presque aussi fervent que son frère 安 IS an le roitelet de 淮 南 Iloai-nan, Il fut successivement la dupe d'une série de voyants et de voyantes, 神 君 la princesse transcendante et l'alcliiraiste 李 少 ^ Li-chaokiunn en 133 (TH p. 532), 少 翁 Chao-wong en 121 (TU p. 535), 欒 大 Luan-ta en 113 (TH p. 540), qui lui promirent l'or comestible. Il crut aux légendes de l'empereur 黃 帝 Hoang-ti (TH p. 5i5 ), et du génie 彭 jfill P'eng-tsou, inventées pour son usage. 11 crut au Suprême Un, à sa résidence dans la Grande Ourse; lui sacrifia en 113-M2 ( TH p. 547); chercha à se mettre en relations avec lui au sommet du mont 泰 山 T'ai-chan en 1 10 (TH p. 553); fit composer une liturgie en style taoïste M |p fM pour la réinissioa des péchés et l'impétration des grâces, etc. 11 crut aux Génies, fit IvÀWv des tours pour communiquer avec eux, habilla de 羽衣 plumes les officiers chargés de ces communications, et s'habilla probablement de même. Il but de l'eau de lune et dégusta diverses drogues. U eut des conseillers de genre taoïste, 汲 ig Ki-nan (TH p. 519) et autres. Son régne finit par une calastroplie épouvantable, suite des passions superstitieuses qu'il avait déchaînées (TH p. 563). —— Ces horreurs firent craindre les intrigues des Taoïstes, durant le dernier siècle avant l'ère chrétienne. Ils furent surveillés. Mais leurs doctrines furent plutôt estimées. Les plus grands Lettrés de ce siècle, 司 馬' 遷 Seuma-t.s'ien, 劉 向

Introduction.

Liou-hiançj, en tinrent. ― L'avenir de fl] ^ Liou-sioii, qui fonda la seconde dynastie 漢 //an, lui fut prédit par un devin taoïste, et m] grimoire taoïste assura sa fortune (Tll p. 733, 75'0. Aussi, quand il fut devenu rempereur 光 武 帝 Koang-ou, Liou-siou se monlra~t-il reconnaissant ( TII p. 800 ). En 56 de l'ère chrétienne, il chercha à renouer, au sommet flu T'ai-chan, les relations avec le Suprême (in, interrom[)ues de,puis l'empereur Ou (TU p. 799). Quant à sa dévotion exubérante envers les Génies, des documents célèbres en font foi (TH p. 7t)G).

Le Bûufldhisme envahissant à celte époque la Chine, le TaoïsQie parut sommeiller. Mais ce fut pour se réveiller dans une explosion terrible, la grande insurreclion des ^ Turbans jaunes, qui détruisit les Ilan (TH p. 904 à 912, 917 à 923, 969). Trois frères 張 Tchang furent les insliga leurs de celle rébellion, 長 角 Tchcmg-Huo, Çj| ^ Tchang- p (to, 51 梁 Tchang -leang. Un certain 張 ^ Tchcmg-siou, puis le fameux 張 魯 Tchang-lou, la conlinuèrent. Ce dernier prétendait descendre, par son aïeul 張 陵 Tchang -ling, du 張 頁 Tchang -leang ci lé plus haut ( page 25). Il mourut, dans une obscui'e vieillesse, après 220. Peu d'années plus lard, commença la transforma lion du Taoïsme, que j'ai racontée, page 16 ( Ko-huan).

Durant le troisième et le quatrième siècles, les doctrines taoïstes furent très en vogue. Nombreux sont, les fonclionnaires taoïstes, joyeux compères, buveurs et fainéants, dont ri)is【oire a conservé les amusantes biographies, 稽 康 Ki-k'ang, 阮 藉 Yuan-tsie, 王 戎 Wmig-.joung, et autres (TH p. 1001, 1041). Il était seulement défendu aux devins taoïstes, sous peine de 】a vie, de deviner que le ciel préparait un changement de dynastie (TH p. i008). ― Vers 423, flans le royaume tongouse de 魏 Wei, ie Taoïsme fil des progrès notables, ■grâce à 寇 之 K'eou-k'ienlcheu un visionnaire, patronné par 崔' 浩 Ts'oeihao un intrigant. C'est ce K'eou-k'ientchea qui fut l'auteur de l'apothéose de Tchang -ling { ci-dessus), appelé depuis par excellence 張 道 陵 Tchangiaoling, et honoré comme X W T'ien-cheu Maître céleste. On découvrit à Tchang -ling des avatars tuervcilleux, cela se conçoit. La faveur dft K'eoiik'ie.nicheu se soutint jusqu'en A 52, et il fil faire à sa royale dupe 拓 M. 震 T'ouopa-tao, des folies analogues à celles de l'empereur Ou des H an (TH p. 1267, 1313, 131G).

Durant le cinquième et le sixième siècles, ce fut, entre le Bouddhisme et le Taoïsme, un jeu de hascule, l'un montant pour baisser, l'autre baissant ])our remonter, et ainsi de, suite, ― Au commencement de la dynastie ,害 Tang, en 620, sous l'emporeur 高 祖 Kao-tsou, eut lieu l'apothéose intéressée de Lao-tzeu, que j'ai racontée page !9 ( et TH p. 1536). J'ai raconté aussi, page 風 les exploits de l'empereur 玄 宗 Huan-tsoung , 741 à 755. En général les empereurs T'ang penchèrent vers 】e Taoïsme, plusieurs en inrent même des adeptes fervents. 憲 宗 Hien-tsoung, 穆 宗 Mou-tsoung, 武 宗 Ou-tsoimg, 宣 宗 Suan-tsoung , moururent de la drogue. En 8i-5 les 7'aoïsles obLirireul la proscription du Bouddliisme.

Introduction.

Les empereurs dr; la dynastie 宋 Song, furent aussi général era en t favorables aux Taoïslns, et j'ai nicimî.è, [);ige , cyniiiieii! M. 宗 Tchenntsoung el 宗 IJoei-tsoang de ce Mo dyiiaslie, parachtivèient le Taoïsme théiste (TH p. 1 834 et 1875' 卜 Tchenn-Uoung voulut de plus lui donner une lôle, en conférant, en i015, à 張正隨 Tch ang-tchengsoei, descendant de Tchang-leang Tchang-ling et Tchang-loii, le lilre désormais héréditaire de 天 0^ T'ien-clieu, Mai Ire céleste, avec une primauté plulôt d'honiiear que de fait ( Tfl p. 1845 ). En "13, Uoei-tsoung subordonna au Maître céleste une hiérarchie de cirgnilatresy laq-aelle ne fonctionna jamais (TII p. 1875 ).

Koubilaï le fondateur de la dynastie 元 Yuan, confirma, en 1275, son lilre à 張. 宗. 演 Tchang-tsoung-yen le Maître céleste d'alors, mais se mêla d'expurger, en 1281, les livres taoïstes, et y alla de main mongole, si bien que plusieurs ouvrages anciens disparurent. ― La dynastie 明 Ming, plulôt bouddhiste, ne fit que peu pour les Taoïstes. Ceux-ci profilèrent de la neutralité de remperetir 武: 宗 Ou-tsoung 1506 à 152! , et de la, bienveillance de l'emperear ill; 宗 Cheu-tsotmg 15'2!2 à 1566, pour graver 】a première et dei-nière édition do leur Patrologie. ― La dynastie tartare '淸 Ts'ing a été plulôt dure pom" les. Taoïstes. Aussi leur situation officielle est-elle actuellement très effacée. Mais, dans certaines parties de la Chine, le dévotion populaire tient ferme à leui's pratiques. Comme doctrine, généralement parlant, parraiies païens chinois, les pieux vont plutôt au Bouddhisme, les intelligents au Taoïsme. Le Taoïsme exigeant plus de ses adeptes que 】e Bouddhisme, a toujours été, par rapport à celui-ci, Humérkjuement inférieur, intellectuellement supérieur. Les théories taoïstes dépassent le peuple. A certains iulelleetuels, elles servent pour de mauvaises fins.

Page 1