PIERRE DE SON
Ce tapissier appartenait à la famille de Nicolas De Son, graveur de mérite, que ses petites pièces oblongues placent entre Callot et Jaspai* Isaac, que son portail de Saint-Nicaise met tout à fait hors de pair en ce genre, et qui fût devenu pour nous une illustration égale à Nanteuil, s’il ne fût mort jeune.
LA TAPISSERIE A REIMS
Une association avait été conclue entre Pierre De Son et Jean Boudet, tapissier du roy à Paris, association qui montre que Reims tendait à se substituer il Paris de plus en plus pour la tapisserie. Pierre De Son y renonça par acte dressé à Reims (min. de Rogier, ét. de Me Lemoine), le 17 septembre 1640.
Nous n’avons pas d’autres renseignements à son sujet.
FRANÇOIS CAYON.
Le 3 décembre 1645 (min. deTauxier, ét. Chameau), François Cayon, tapissier, demeurant à Reims, convient avec D. Pepersack de travailler sous ses ordres et en sa maison, suivant les dessins qui lui seront fournis, et ce pendant quatre années continuelles commençant ledit jour. Par le même acte, Pepersack s’oblige à payer à Fr. Cayon « son salaire ainsi qu’il est arrêté entre eux, ne l’ayant voulu déclarer autrement » , et Cayon reconnaît avoir reçu d’avance la somme de 50 livres « qui lui sera déduite sur son travail, chaque semaine 10 sols tournois, le tout sous la caution de Alizon Guenart, femme dudit Cayon. »