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Conclusions du Conseil général. Voir, Appendice XIII

LA TAPISSERIE A REIMS

demande fut accueillie favorablement, et un état des tapisseries, complet cette fois, fut dressé le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), pour assurer l’exécution de l’engagement des paroissiens1. Il me paraît probable que le projet de tendre les tapisseries sur la muraille fut promptement réalisé ; cependant un bon nombre demeurèrent entassées dans une armoire dont les paroissiens réclamèrent l’usage le 22 vendémiaire an V (13 octobre 1796) contre l’acquéreur des bâtiments du ci-devant Chapitre. Le peu de soin qu’on prenait d’elles obligea l’abbé Bergeat, dans un rapport en date du 10 floréal an IX (30 avril 1801), à se plaindre de ce quelles n’avaient été « ni aérées ni battues depuis le jour où on les avait confiées aux paroissiens, » et il ajoute que « la poussière qui les couvre en altère les couleurs et les mine2. » Enfin, ce serait seulement après le Concordat, suivant Povillon 3, que les tapisseries reçurent une organisation définitive dans la cathédrale.

Cette fois encore, comme après les démolitions exécutées sous la direction de l’abbé Godinot, les préférences des hommes de goût chargés de présider aux aménagements intérieurs de Notre-Dame, furent pour les tapisseries de Pepersack. Les premières places le long des murs des bas côtés, à partir du transept, leur furent réservées. Deux des tapisseries de Clovis venaient ensuite. Quant à celles de Lenoncourt, un petit nombre seulement furent admises dans les transepts; quelques-unes virent la lumière une fois dans l’année, à l’occasion de la Fête-Dieu; mais d'autres moins heureuses, quoique des plus précieuses, servirent à couvrir le pavé, et se plièrent à tous les usages qu'il plut aux employés de l’église de leur infliger.

Qui de nous n’a vu, jusqu’à ces dernières années, une des tapisseries de Clovis appliquée comme doublure à la porte principale de l’église, pour en cacher les ais disjoints, fixée à cet effet à grand renfort de clous, et pliée de droite et de gauche pour se prêter aux dimensions de l’espace qu’elle devait couvrir; une autre, de la même suite, employée à revêtir intérieurement l’un des tambours transportés de Saint-Nicaise, en 1791, et appliqués aux ouvertures latérales du grand portail ? Alors, chose à peine croyable, si la pauvre tapisserie n’en déposait ellemême, comme elle dépassait en hauteur la boiserie qu’elle devait dissimuler, l’ouvrier chargé de cette besogne la déchirait sans pitié par le milieu, et lui enlevait en hauteur et en largeur ce qui pouvait gêner l’ouverture de la porte.

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