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toutes parts pour être témoins de cette merveille, plusieurs pénètrent par la barrière qui ferme l’étable; d’autres, arrivant par le devant, s’agenouillent pieusement, la houlette à la main, ou jouant de la cornemuse. Marie, à genoux, la tête couverte de son manteau, « adore l’enfant divin sorti de son sein » et couché dans la crèche, ainsi qu’il se lit sur la barrière placée derrière elle : quem genuit adoravii. Joseph, debout et tenant un flambeau, éclaire le fond de la scène. En arrière, sont le bœuf et l’âne traditionnels; tous deux s’approchent et regardent avec respect; l’âne même, par un mouvement du pied, semble vouloir justifier à sa manière ces paroles d’Isaïe, qui se lisent au frontispice même de l’étable : « Le bœuf connaît celui à qui il appartient, et l’âne, l’étable de son maître; » Bos cognovit possessorem suum , et asinus prœsepe domini sui (Isaïe, chap. i).
Au pied de l’humble berceau, Tarchevêque donateur est à genoux; sa mitre est posée à terre sur un coussin ; il est revêtu d’une chape, les mains jointes, la croix archiépiscopale entre les bras, et rendant un double hommage à l’enfant divin et à sa mère, il les prie de recevoir favorablement le don fait à son église. Dans l’orfroi de la chape alternent les armes du prélat et celles de l’église de Reims, entremêlées des figures en pied des SS. archevêques prédécesseurs de Robert de Lenoncourt, avec l’initiale de leur nom. Nous y remarquons saint Remy tenant la sainte Ampoule, saint Rigobert lisant, saint Nicaise portant dans ses mains sa tête qu’un Vandale vient de séparer du tronc.
Des légendes plus importantes se trouvent sur le vêtement du prophète de droite, savoir :
Sur une bande placée vers le bas de la robe I | BEVL.
Sur la manche gauche NAVO — BEI ou BEV (probablement BEVL).
Sur la manche droite NO.
Nous avons dit plus haut comment on pouvait interpréter une partie de ces légendes.