‹ Tarikh es-SoudanChapitre 10 sur 405 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

8 novembre 1652. Trois ans après il y ajoutait un chapitre supplémentaire qui mettait ainsi à jour ses mémoires en sorte que sa chronique telle qu'elle nous est parvenue s'arrête à l'année 1655. L'auteur avait à ce moment 59 ans selon notre calcul, 61 ans d'après le compte des années lunaires. Il est vraisemblable qu'il ne vécut pas longtemps après 1655, sinon il n'eût pas manqué d'ajouter un nouveau chapitre à son Histoire du Soudan. On trouvera à leur lieu et place la mention de la mort d'un certain nombre de ses parents et quelques détails sur deux de ses frères, mais tout cela n'a aucune importance pour nous.

Le texte de l'Histoire du Soudan a été établi d'après trois manuscrits. Le premier, qui est désigné par la lettre A, a fait partie d'un lot envoyé à la Bibliothèque nationale par le colonel, aujourd'hui général Archinard. Il porte le n** 5147 du catalogue. Cette copie n'est pas datée ; elle paraît remonter à un siècle environ, sans qu'on puisse être très affirmatif à ce sujet. L'humidité a altéré la partie supérieure de quelques-uns des feuillets, mais peu de passages cependant sont tout à fait illisibles.

Le second manuscrit, ou ms. B, est une copie que M. Félix Dubois a fait exécuter pendant son séjour à Tombouctou en 1896; il est de la même famille que le ms. A dont il ne diffère pour ainsi dire pas. Le ms. B, que M. F'élix Dubois a offert à la Bibliothèque nationale, est coté sous le if 5256.

Pendant que le texte arabe était en cours d'imprcs-

INTUODUCTION XV

sion, M. René Basset, directeur de l'Ecole des lettres d'Alger, a eu l'obligeance de me communiquer une troisième copie de l'Histoire du Soudan qui lui avait été envoyée par M. le docteur Tautain, aujourd'hui résident à Ambositra. Cette copie, qui est désignée par la lettre G, est en général bien supérieure aux deux autres et n'a pas été faite sur un même original. L'écriture est assez bonne et les voyelles qui accompagnent en général les noms propres sont mises avec assez de soin. On y trouve bien aussi un certain nombre de passages mal reproduits et quelques mots ou lignes entières ont été omis, mais cela paraît tenir aux défauts de l'exemplaire qui a été copié plutôt qu'à l'ignorance ou à la négligence du copiste. Celui-ci d'ailleurs, dont le nom a été en partie détruit par l'usure du papier, s'appelait El-Amîn-ben-Mohammed (?)-El-Borko {?)-ben-Mohammed et son nom étant précédé de la qualification de imam, on voit que ce n'était pas vraisemblablement un copiste de profession. La copie était destinée à El- Fa'-El-IIadj-ben [sic) et elle a été terminée le 25 du mois de djomada I" de l'année 1206, ce qui correspond au 20 janvier 1792 de notre ère. Quelques feuillets sont en assez mauvais état, surtout les trois premiers et le dernier. Sur la couverture se trouve une note qui indiquait que sous la même reliure il y avait un commentaire d'un traité de rhétorique en vers ; cette note est ainsi conçue : jialli J Jii rj^i jU^^l ^jl'. Ce commentaire, qui a disparu, était peut-être l'œuvre de quelque savant du Soudan. Une feuille d'errata indiquera les

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