Ou « Zârakon
2. Ou « Aïber-Beuda ». C'était peut-être les descendants d'un des princes Zâ.
126 UISTOIRfc; DU SOUDAN
A cette époque naquit le jurisconsulte Mohammed, fils du père des bénédictions, le cadi, le jurisconsulte Mahmoud (Dieuleur fasse miséricorde 1 ) . La douzième année (4 juin 1 503- 24 mai 1506) se passa sans qu'il y eût d'expéditions. Durant la treizième année (24 mai 1506-13 mai 1507) le prince entreprit la campagne contre Kilanbout* qui est Melli.
Au cours de la quinzième année (2 mai 1 508-2 1 avril 1 509), le cheikh-el-islam, le cadi Mahmoud-ben-'Omar, se rendit en pèlerinage à La Mecque. Pendant son absence il se fit suppléer : dans ses fonctions d'imam, par son oncle maternel, le jurisconsulte El-Mokhtâr, le grammairien; dans ses fonctions de cadi, par le cadi 'Abderrahman-ben-Abou-Bekr. Il suivit en cela les ordres de Askia-El-Hàdj-Mohammed. Il revint du pèlerinage le 27 du mois de cha'bandela seizième année du x" siècle (10 décembre 1509). Comme il arrivait à Kâgho, le prince, qui à ce moment-là se trouvait au port bien connu de Kabara, ayant appris cette nouvelle, s'embarqua sur un navire et se porta à la rencontre de Mahmoud jusqu'à Kâgho où il le rejoignit.
Le père des bénédictions, Mahmoud, reprit ensuite sa marche vers ïombouctou ; il rentra dans cette ville et regagna sa demeure en parfaite santé. Bien des gens de Tomhouctou crurent qu'il allait abandonner ses fonctions d'imam à son oncle maternel, El-Mokhtâr; mais il n'en fut rien et à l'heure du dohor, le jour même de son arrivée, il allait à la mosquée et y présidait la prière.
Quant au cadi 'Abderrahman il continua à exercer ses fonctions de cadi, sans que, durant dix ans, le jurisconsulte Mahmoud lui parlât de rien. Après ce laps de temps le cheikh
1. Mol à mot : « Kilaabout et elle Mclli ... Cette localité était-elle la capitale de Melli ou se trouvait-elle simplement dans ce pays? A défaut de plus amples renseignements la première hypothèse semble préférable.