‹ Tarikh es-SoudanChapitre 127 sur 405 · L'hôte auquel on fait allusion est le nouveau-né · texte numérisé non relu

L'hôte auquel on fait allusion est le nouveau-né

4. C'est-à-dire que l'pnse tînt debout pour recevoir un message du souverain.

lire la lettre qui lui était adressée et prit la résolution de se rendre auprès du prince. En conséquence, il ordonna d'armer des embarcations, de les équiper complètement, puis il sortit de son palais pour se mettre en route avec ses troupes ; mais, presque aussitôt, son chanteur s'étant mis à chanter, il entra dans une telle colère qu'il faillit éclater de rage et s*adressantà son entourage : « Qu'on décharge, s'écria-t-il, tout ce qui est dans les embarcations. Par ma tête ! celui qui vous parle ne mettra plus de poussière sur sa tête pour personne * ! »

Rentré chez lui, 'Otsmân manifesta sa rébellion de telle façon qu'on n'en pût plus douter. Le messager du prince retourna donc à Kâgho ; il instruisit son maître de ce qui venait de se passer, et celui-ci se prépara à marcher sur le Tendirma.

La lutte éclata alors et les hostilités commencèrent. Les troupes, ayant le prince à leur tête, se mirent en marche et arrivèrent près de Tombouctou. Le cheikh-el-islàm, le père des bénédictions, le jurisconsulte, le cadi Mahmoud-ben- 'Omar (Dieu lui fasse miséricorde !) se porta à leur rencontre jusqu'à la ville de Tiryi afin de tenter une réconciliation entre le prince et ses frères. Mais introduit auprès de Askia- Mousa, le cadi s'assit en lui tournant le dos au lieu de lui faire face. « Pourquoi me tournes-tu le dos? — Parce que, répondit Mahmoud, je ne veux point me trouver face à face avec quelqu'un qui a dépouillé le prince des Croyants de son pouvoir. — Je n'ai agi ainsi, répliqua Askia-Mousa, que parce que je craignais pour mes jours. Il y avait des années que Askia-El-Hàdj-Mohammed n'agissait plus que sous l'inspiration de 'Ah-Folen, et je redoutais qu'un jour celui-ci l'engageât à me perdre. Voilà pourquoi j'ai déposé le prince. »

i. L'étiquette voulait que le sujet fidèle ou le vassal prit un peu dépoussière et la portât sur sa tôle quand il se présentait devant le souverain. Refuser de mettre de la poussière sur sa tète équivalait donc à un acte de rébellion.

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