Ou « Kokoro-Kâbi
2. Daoud se proposait à la fois de témoigner son mépris pour le sultan du Melli et de faire connaître par ce singulier procédé le nombre considérable de ses soldats.
{Histoire du Soudan.) Il
bre des habitants du Songhaï, de leur abjection et de leur stupidité.
En l'année 955, le jeudi soir 16 du mois de ramadan (19 octobre 1548), mourut, ainsi qu'il a été dit précédemment, le cheikh-el-islâm, le père des bénédictions, le jurisconsulte, le cadi Mahmoud-ben-'Omar (Dieu lui fasse miséricorde et, grâce à lui, nous soit favorable dans ce monde et dans l'autre!). Les fonctions de cadi furent alors confiées à son fils le jurisconsulte, le cadi Mohammed, qui avait alors quarante-cinq ans. Il conserva ses fonctions de cadi dix-sept ans et trois mois. Il mourut au lever du soleil, le dimanche 13 du mois de safar de l'année 973 (8 septembre 1565) ; il était alors âgé de soixante-trois ans. (Le Très-Haut lui fasse miséricorde !)
Au début de l'année 956 (30 janvier 1549-20 janvier 1550), Ishâq se rendit à Koukia où il contracta la maladie qui amena sa mort. Comme l'état du malade était devenu fort grave, des amis mandèrent en secret au Kormina-Fâri, Daoud, de venir immédiatement. Daoud redoutait l'influence du Arbinda-Farma, Bokar, le fils de Kibro ', fille de Askia- El-Hâdj-Mohammed. Ce Bokar en effet jouissait d'une telle renommée et d'une si brillante réputation que les gens du Songhaï n'auraient jamais choisi un autre que lui pour l'élever au pouvoir souverain.
Daoud confia ses soucis h un savant en lui demandant ce qu'il y avait h faire. Le savant pratiqua alors l'opération suivante (^n) : il donna l'ordre qu'on lui apportât un baquet rempli d'eau. Quand on lui eut donné ce baquet, il prononça des formules magiques et cria à haute voix : a Bokar! » Celui-ci ayant répondu à cet appel, le savant lui dit : « Viens vers moi. » Aussitôt, par la toute-puissance divine, sortit de l'eau un être dont l'aspect et signalement répondaient à