‹ Tarikh es-SoudanChapitre 156 sur 405 · CHAPITRE DIX-SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIEME

Au mois de rebi' I" de l'année 967 (décembre 1559), le Cha'a-Farma, Mohammed-Kanâti, mourut. Le dimanche soir, 7 du mois de chaoual de cette même année (1^ juillet 1560), eut lieu le décès de Ouaïza-Hafsa. En l'année 968, dans la matinée du dimanche 4 du mois de rebi' II (23 décembre 1560) mourut le cheikh, le jurisconsulte, El-Mokhtâr-ben- 'Omar, et le vendredi, l'^'du mois de djomada P' (18 janvier 1561), Ouaïza-Kaïbono fut élevée au pouvoir* (n «n). Le sultan de Llki, Mohammed-Kanta, mourut cette année-là, le 9 du mois de ramadan (25 mai 1561) ; il eut pour successeur son fils Ahmed qui prit le pouvoir durant ce même mois.

En l'année 969 (11 septembre 1561-31 août 1562), Askia-Daoud monta vers Borno et pour la seconde fois fit une expédition contre le Mossi\ dont le chef abandonna le pays avec toutes ses troupes. Le Kîma-Koï, Abou-Bekr-Sou, le fils du Faran Mohammed-Benkan-Siiibolo et nombre d'autres personnes périrent dans cette campagne. Le prince fut de retour de cette expédition au mois de redjeb de cette année (7 mars-6 avril 1562). Dans ce même mois de redjeb mourut le Kormina-Fâri, Kochiya-ben-'Otsraân ; il avait exercé ces hautes fonctions pendant douze ans.

Le mercredi après-midi, le 19 du mois de rebi' II de l'année 970 (16 décembre 1562), mourut le juriconsulte 'Otsmân (que Dieu lui fasse miséricorde !). Au cours de cette même année, au mois de rebi' P", un vendredi (29 octobre- 28 novembre 1562), Ya'qoub, fils du prince Askia-El-Hâdj-

1. Les trois rass. donnent sUy, c'est-à-dire « fut élevée au pouvoir ; mais sans s'expliquer autrement. Il est probable que les copistes auront mal lu le mot ilA>.yJ, a se maria », que, portait sans doute le texte primitif.

2. Souvent l'auteur se sert du même mot pour désigner un pays et son chef, omettant de distinguer le second du premier par l'addition du mot Koï. Le copiste du ms. C a signalé ici celte négligence en plaçant Mossi-Koï au-dessouâ du verbe « abandonna » qui, selon le texte, aurait pour sujet le mot Mossi, tout court, c'est-à-dire le pays du Mossi, ce qui n'aurait aucun sens.

Mohammed, fut nommé Kormina-Fâri, et le lundi, 17 du mois de ramadan de cette année (5 mai 1563), mourut son fils, le Fâri Mohammed-Benkan. Dans la deuxième décade du mois de dzoul'-hiddja, terminant cette année (2-11 août 1563), le Fâri Bokar-'Ali-Doudo-ben*-El-Qîma fut élevé à la dignité de sultan du Dendi, ainsi que cela a été dit précédemment.

Quant à Mohammed-Ikoma, le Teghâzza-Mondzo ^, fonctionnaire au service de l'A skia, il mourut à Teghâzza en Tannée 964 (4 novembre 1556-24 octobre 1557). Il avait été tué par le Filâli^Ez-Zobeïri,père de Yaïch-ben-El-Filâli, sur l'ordre de Moulay Mohammed- Ech-Cheikh-El-Kebîr'*, sultan de Merrâkech. En même temps que lui on avait massacré des Touareg qui transportaient du sel, Idlaï-'Ali-Iniyen^ 'Ali-Andar, OndousMkmetkoul et d'autres. Les Touareg qui avaient échappé au massacre vinrent trouver Askia- Daoud et lui annoncèrent qu'ils ne voulaient pas cesser d'emporter du sel comme ils avaient coutume de le faire, et que, (\*v) du reste, ils connaissaient une mine de sel autre que la grande mine de Teghâzza. Daoud les autorisa à aller chercher du sel dans cette autre mine et ce fut cette année-là qu'ils creusèrent la mine de Teghâzza-El-Ghizlân ' et en rapportèrent du sel.

El-Filâli, dont il a été parlé ci-dessus, n'avait agi ainsi que par haine contre Askia-Daoud qui lui avait préféré son cousin paternel, El-Haneïti, père du cheikh Mo-

1.4^e ms. C remplace ^ par ^ et il faudrait alors traduire par ; de El- Qîma.

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