Le ms. G donne Dcndi-Fâri à la place de Fâri-Mondzo
mourut le jurisconsulte, le glorieux cadi, Mohammed, fils du jurisconsulte Mahmoud (Dieu leur fasse miséricorde!) et cela {s* s) au mois de safar (septembre 1365), ainsi qu'il a été dit précédemment. Les fonctions de cadi furent confiées au frère du défunt, le juste, le jurisconsulte, l'imam, le cadi, El-'Aqib, qui conserva ce poste durant dix-huit ans (Dieu lui fasse miséricorde!). Au mois de djomada II de cette même année (24 décembre 1565-22 janvier 1566), mourut le Fâri' Bokar-'Ali-Doudo.
Le samedi, 18 du mois de rebi' Il de l'année 974 (2 novembre 1566), peu après l'heure de midi, mourut le cheikh béni, l'appui des musulmans, le prédicateur, Mohammed- Sîsi (Dieu lui fasse miséricorde!). Le prince lui désigna pour successeur, dans ces fonctions de prédicateur, le jurisconsulte, le khatib, Mohammed-Kibi-ben-Djâbir Kibi, qui était de Dienné et lui enjoignit de se rendre à Kàgho. Auparavant le prince avait solhcité le très docte, le jurisconsulte Mohammed-Baghyo'o, le Ouankoré, d'accepter ces fonctions ; mais celui-ci ayant refusé de les accepter s'adressa à son maître, et frère, le saint de Dieu, le jurisconsulte, Ahmed-ben-Mohammed-Sa ïd, qui consentit à se rendre avec lui à Kâgho pour prier le prince de ne pas obliger Mohammed à remplir cet emploi. La démarche faite, les deux personnages revinrent à Tombouctou. Peu de temps après leur retour, le cheikh- el-islam, le jurisconsulte Ahmed, qui avait intercédé pour Mohammed-Baghyo'o, mourut (Dieu leur fasse à tous deux miséricorde et nous favorise grâce à leur bénédiction! Amen!).
Mon grand-père, 'Imrân-ben-'Amir-Es-Sà'ïdi, mourut en l'année 975, le 20 du mois de ramadan (19 mars 1568); il était âgé de soixante-trois ans et fut enterré dans le voisi-