‹ Tarikh es-SoudanChapitre 159 sur 405 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME f · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME f

nage du tombeau de Sidi Abour-Qâsem-Ët-Touâti (Dieu leur fasse miséricorde!).

Au début de la prière de l'asr, le mercredi, 28 du mois de moharrem, le premier mois de l'année 976 (23 juillet 1568), mourut le saint de Dieu, le très docte jurisconsulte, Ahmed-ben-Mohammed-SaVid, fils de la fille du jurisconsulte Mahmoud. Les prières de ses funérailles furent faites après la prière du coucher du soleil et sa mise en terre eut lieu entre les deux 'acha\ Son tombeau est tout près de celui de son grand-père Mahmoud. Il avait vécu quarante-deux ans.

Vers la fin de cette même année, le cadi El-'Aqib fit restaurer la mosquée de Mohammed-Naddi [s •^) etlaremit en parfait état. Les travaux furent achevés au mois de safar de l'année 977 (i6juillet-14 août 1569). Ce fut alors que l'on commença à apporter les briques destinées à la reconstruction de la grande mosquée; ce travail fut inauguré le 15 du mois de redjeb (24 décembre 1569). La démolition des anciens murs fut terminée le dimanche, 15 du mois de dzoul'- * Mja (21 mai 1570) et les travaux de réédification com-

jncèrent le mardi, 17 du même mois (23 mai).

Dans le mois de chaoual de celte année (19 mars-17 avril 1570), mourut l'homme vertueux, l'imam de cette mosquée, l'imam Otsmân-ben-El-Hasen-Et-Tichiti; il fut enterré dans un des anciens cimetières que le cadi, l'équitable El-'Aqib avait fait mettre en état et annexer à l'ancienne mosquée. L'emplacement qu'occupe le tombeau de cet imam est bien connu de tous les gens instruits. Sur la désignation du cadi El-'Aqib, les fonctions d'imam de la grande mosquée furent attribuées à l'imam Mohammed-ben-Kedàd-ben-Abou-Bekr, le Foulàni, qui était un des vertueux adorateurs de Dieu.

Au commencement de l'année 978 (5 juin 1570-26 mai 1571), Askia-Daoud dirigea une expédition contre Souro-

1. C'est-à-dire entre la tombée de la nuit et la nuit complète.

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Bentanba', dans le pays de Melli; ce fut sa dernière expédition dans l'Atarama^ qui se trouve du côté de Toccident. Pendant qu'il était en marche, il envoya son fils, le Karaï- Farma, El-Hâdj, vers El-Hamdiya. Le prince avait avec lui les deux sultans : El-Hâdj -Mahmoud-Bîr-ben-Mohammed- El-Lîm-ben-Akalankaï^ qui était Maghcharen-Koi et le mari de sa fille Bita, et Al-Miski, l'Andasen-Koï, à la tête de 24.000 hommes de troupes touareg. Le chiffre du contingent que chacun d'eux était tenu de fournir lorsque le prince les appelait à prendre part à une expédition était fixé à 12.000 hommes. Ce fut à la tête de ces forces réunies que Askia-Daoud fit sa campagne contre les Arabes de ces contrées; puis il revint sur ses pas. En route, sa femme devint enceinte* de son fils Haroun-Er-Rechid (> N •), dont le frère aîné,leFâri-Mondzo,Mohammed-Benkan-ben-Askia-Daoud, avait été chargé de la conduite des troupes pendant la marche ; mais il fut atteint à ce moment de la maladie dite les ulcères de Masar\

A son retour, Askia-Daoud passa par Tombouctou et campa dans cette ville sur la place qui est en arrière de la mosquée. Ce fut là que le cadi El-"Aqib, les jurisconsultes et les notables du pays vinrent le saluer et faire des vœux pour lui. Comme la construction de la mosquée n'était pas encore terminée à cette époque, le prince dit au cadi : « Ce qui reste à faire, c'est moi qui m'en charge, ce sera mon lot dans la participation à cette œuvre pie. » Puis il donna tout ce qu'il avait sur lui ce jour-là et aussitôt rentré à Kàgho il

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