‹ Tarikh es-SoudanChapitre 166 sur 405 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

aucun des grands de son entourage ceux-ci ne le rejoignirent qu'après son départ. Deux personnes, son frère, le Toni- Koï, SâlikaS et le Bena-Farma, Dako, firent mine de l'approuver bien qu'ils ne fussent pas de cet avis, mais c'était par haine et colère de ce qu'il les avait dédaignés au point de ne pas les avoir avertis de son dessein et à plus forte raison de ne pas les avoir consultés à ce sujet.

Néanmoins le Faran fit son expédition contre le Mâsina ; il ravagea le pays d'une manière terrible, faisant périr nom bre de lettrés distingués et de saints personnages qui, après leur mort, occasionnèrent d'étonnants prodiges. Quant au sultan du Masina, il s'enfuit vers Faï-Sanouï où il attendit la fin de la campagne avant de rentrer dans ses États. Instruit de ce qu'avait fait son fils, Askia-Daoud désapprouva complètement sa conduite. Cet événement fut d'un mauvais augure pour le souverain, car il ne demeura plus bien longtemps en ce monde après cette affaire, ce qui suffit à démontrer son influence funeste.

Au mois de redjeb de cette année (22 juillet-2 1 août 1 582), après un règne de trente-quatre ans et six mois, Askia- Daoud mourut dans sa ferme de Tondibi, près de Kâgho ; c'est là qu'il habitait avec sa famille et qu'il passait une grande partie de son temps durant les dernières années de sa vie. Ses enfants, tous grands, étaient dans cette propriété au moment de sa mort. Son corps, paré pour les funérailles, fut transporté dans une embarcation jusqu'à Kâgho, où il fut enterré.

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