‹ Tarikh es-SoudanChapitre 169 sur 405 · Le texte imprimé porte 27, mais le ms. G a · texte numérisé non relu

Le texte imprimé porte 27, mais le ms. G a

3. Ces ulcères ou ulcérations étaient peut-être des hémorroïdes.

son frère Askia-El-Hâdj . Revenant aussitôt sur ses pas, il s'attarda trois jours à Akakan, puis prenant le chemin de Djomàlen, il alla camper à Doubouso et, continuant de nouveau sa marche, il arriva chez lui.

Mohammed-Benkan s'occupa alors de réunir des troupes avec l'intention de se porter sur Kâgho et d'y hvrer bataille. Arrivé à Tombouctou, il se rendit chez le cadi de cette ville sous prétexte de le saluer ; puis, les troupes, qui ne se doutaient de rien, apprirent tout à coup qu'il avait demandé au cadi de lui accorder sa protection et d'écrire au nouveau souverain que lui, Mohammed-Benkan, résignait son commandement parce qu'il désirait se fixera Tombouctou et s'y livrer à l'étude de la science.

Toutes les troupes, en apprenant cette nouvelle, s'enfuirent de Tombouctou et se mirent en marche vers Kagho pour y rejoindre Askia-El-Hàdj. Le cadi ayant fait la démarche qui lui avait été demandée, El-Hâdj accepta la démissiop de Mohammed-Benkan et investit du sultanat de Kormina son frère El-Hâdi-ben-Askia-Daoud, tandis qu'il faisait de son frère El-Mostafa, unFâri-Mondzo.

Mohammed-Benkan était donc resté à Tombotictou dans les conditions qui viennent d'être dites ; mais les chefs de l'armée estimèrent que ce séjour à Tombouctou n'aurait que de fâcheuses conséquences aussi bien pour eux que pour le prince. Après s'être concertés, il décidèrent d'aller trouver Askia-El-Hâdj et lui dirent : « Il faut choisir entre nous et entre ton frère Mohammed-Benkan, car nous ne pouvons accepter qu'il demeure ainsi à Tombouctou. Nous avons sans cesse besoin d'envoyer des messagers à Tombouctou pour y régler nos affaires (\ \'\), et chaque fois qu'ils verront un de nos agents aller dans cette ville, les dénonciateurs ne manqueront pas de dire: Ah! l'agent d'un tel est allé trouver Mohammed-Benkan.

Page 1