C'était un surnom donné à Ishâq
3. Bien que le texte ne le nomme pas, ils'agitévidemment du Balama' Mohamraed-Es-Sâdeq.
dit-il, celui qui serait capable de résister à cet homme je ne le vois pas parmi tous ces gens-ci. — Ne dites pas cela, lui répliquai-je. La bénédiction divine est encore à la surface de la terre chez deux de vos jeunes gens* : 'Omar-Katoben-Benkan et Mohammed-ben-Askia-El-Hâdj.Ce sont deux êtres bénis. Faites-les venir sur-le-champ, comblez-les de faveurs au point qu'ils en soient entièrement inondés. »
Le prince manda tout d'abord Omar-Kato. Celui-ci logeait avec lui dans sa maison le nègre de son père qui l'avait élevé ; ce nègre s'appelait Zabya. En apprenant qu'il était mandé au palais à pareille heure, 'Omar fut très effrayé"; néanmoins il partit troublé et agité, laissant à la maison Zabya plein d'anxiété. Arrivé en présence de l'Askia, celui-ci lui dit : «0 'Omar, mon enfant, depuis le jour où vous êtes venu me rendre hommage, je ne vous ai plus revu qu'en cet instant. Ne savez-vous pas que cette maison est la vôtre, que je n'y suis entré qu'à cause de vous. Ne cessez donc plus désormais d'y porter vos pas. » Puis l'Askia donna à 'Omar toutes sortes de belles choses, des vêtements superbes, des grains, des cauris, etc. Il lui fit en outre don d'un de ses chevaux de selle.
'Omar se prosterna (s w) et sortit en toute hâte pour rentrer chez lui. Ily trouva Zabya dans une angoisse et un trouble tels que Dieu seul pouvait s'en rendre compte. « Que s'est-il passé là-bas? demanda Zabya à son maître dès qu'il fut rentré. — Je suis mort', répondit-il. — Je donnerai ma vie pour racheter la tienne, mais c'est moi qui meurs (d'im-