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Mot à mol : « vos deux fils

2. Les heures du milieu du jour sont réservées au repos et chacun d'ordinaire reste chez soi à ce moment. Il faut une circonstance grave pour qu'on se prive de ce loisir habituel, ce qui explique l'émotion de 'Omar.

3. Cette expression paraît prise dans ce sens : « je perds ma liberté d'action » plutôt que dans celui de : « je suis à bout de forces à cause de mon émotion ». 11 y a peut-être aussi dans l'emploi du verbe « mourir » un jeu de mots dont je pe me rends pas compte-

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patience), donne-moi vite de bonnes nouvelles, s écria Zabya. — Eh! bien, répliqua 'Omar, attends et tu verras. » A ce moment arrivèrent les envoyés de l'Askia avec les présents. « Ah! c'est à cause de tout cela, répondit Zabya.Si tu ne meurs pas de cela, de quoi donc pourras-tu mourir? l'homme libre ne meurt que de bienfaits. Puisses-tu ne jamais mourir d'autre chose et puissé-je moi te devancer dans cette voie! »

L'Askia fit ensuite mander Mobammed, le fils de l'Askia- El-Hâdj, et fit pour lui ce qu'il avait fait pour Omar.

Le lendemain Omar-Kato s'équipa, monta à cheval et se rendit au palais de l'Askia. Le prince tenait audience au milieu d'une foule considérable. Omar fit caracoler son cheval en avant, puis en arrière et, quand il eut achevé ce cérémonial accoutumé, il parla en ces termes, après avoir été invité à prendre la parole: « Ouanadou',dis à l'Askia que toute cette troupe de gens du Songhaï affirme des choses qu'elle ne ferait point. Ce sont des gens qui gardent à la fois le feu et l'eau dans leur bouche. Tous ceux qui t'ont parlé ici une première fois ne se sont point exprimés avec sincérité. Demain Sàlek" sera ici; quand nous nous rencontrerons avec lui, voici la lance que j'enfoncerai dans le fils'^ de sa mère. Que quiconque est sincère ici répète le même propos. » L'assemblée se sépara aussitôt, chacun courut aux armes après avoir prononcé les paroles ci-dessus.

Le vendredi, 18 du mois de djomada 1" (15 avril 1588), le Balama' Mohammed-Es-Sâdeq campa avec ses troupes à Konbo-Koraï. Sa tente dressée, le Balama' y entra et la première personne qui vint les attaquer fut Marenfa-El-Hàdj,

1. C'est le nom ou le titre du personnage qui transmettait au prince les paroles de ses sujets et qui rapportait à ceux-ci les discours du prince.

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