C'est par erreur que le texte imprimé porte Darbiya
4. C'est la leçon donnée par le ms. C ; le texte imprimé a Koz, par suile de la confusion qui a été faite du j final et du j qui ne se distinguent pas toujours nettement l'un de l'autre dans l'écriture arabe du Soudan.
5. On a adopté ici encore la leçon du ms. C, au lieu de la forme Dad fournie par les mss. A et R et imprimée dans FédiLion du texte arabe.
6. Ainsi qu'on le verra plus loin, au chapitre xir, l'orthographe exacte de ce mot est ainsi fixée. M. Ringer a fait remarquer que la plupart des noms de ces princes appartiennent à la langue mandé.
D'après Ralfs voici les noms des Sonni : Sunni 'Ali Kilnu-, — Silman Nar ; — Ibrahim Kibja; — Utman Kanwa; — Razkin Ankabaja ; — Musa; — Rukar Zank ; — Bukar Dal Rinba; — Rara Kiija; — Muhammad Da'u; ~ Muhammad Kukia; — Mu'nammad Rara; — Mari Kul Hum ; — Mari Rakr ; — Mari Arandan; — Sulaïman Dam ;— 'Ali ; — Rara (ou Abu Rakr Da'u).
M. Félix Dubois (op. /., p. 119) transcrit les mêmes noms de la façon suivante : Sunni Aiikolon ; — Suliman Naré ; — Ibrahim Kobia ; — Osman Kanava ; — Rarkaïna Ankabi ; — Moussa; — Roukari Dianka ; — Roukar Dalla Rougoumba; — Marikiri ; — Mohammed Dàou ; — Mohammed Kokia , — Mohammed Rarro;
'Ali-Kolon,avec l'aide du Dieu très-haut, délivra les gens du Songhaï du joug du peuple de Melli*. Après lui, le pouvoir passa à son frère Selmân-Nâri; ces deux princes étaient les fils de Zà-Yasiboï. Ils eurent pour successeurs : Sonni- Ibrahim-Kabaï ; Sonni-Otsmân-Kanafa ; Sonni-Bar-Kaïna- Ankabi; Sonni-Mousa; Sonni-Bokar-Zonko ; Sonni-Bokar- Dalla-Boyonbo ; Sonni-Mâr-Kiraï ; Sonni-Mohammed Dâo; Sonni-Mohammed-Koukiya ; Sonni-Mohammed-Fâr; Sonni- Karbîfo; Sonni-Màr-Faï-Kolli-Djimo" ; Sonni-Mâr-Arkona; Sonni (t) Mâr-Arandan; Sonni-Selimân-Dam ; Sonni-'Ali; Sonni-Bar, dont le nom était Bokar-Dâ'o. Enfin régna après eux Askïa-El-Hâdj-Mohammed.
Quant au nom du premier de ces princes, Zà-Al-Ayaman, il avait pour origine la phrase : dja men el-Yemen (il est venu du Yémen). On raconte, en effet, que ce personnage, accompagné de son frère, avait quitté le Yémen pour parcourir le monde et que le destin avait conduit les deux voyageurs dans la ville de Koukiya\ cité très ancienne, élevée au bord du Fleuve, sur le territoire du Songhaï. Cette ville existait déjà au temps de Pharaon, et c'est d'elle, dit-on, qu'il fit venir la troupe de magiciens qu'il employa
— MaréKilIigliimou ; — Mare Arkouna; —Mare Ardhan; — Suliman Damij
— 'Ali ; — Barro (ou Boukari Dâo).
On remarquera que cos lislos ne comptent que 18 princes, tandis que le ms. B en donne 19 en y ajoutant Sonni Karbifo, qui a été maintenu dans le texte imprimé.
1. On trouve pour ce nom les orthographes Melli, Malli et Mali.
2. Ou Himo, le point diacritique qui accompagnerait le caractère ^ n'étant pas absolument certain. ^
3. Koukiya, d'après les indications de l'auteur, était une ville située sur le territoire du Songhaï et au bord du Niger. Le mot ^ (fleuve) n'est suivi d'aucun nom propre ; cependant il ne peut s'entendre que' du Niger, le fleuve par excellence aux yeux des Soudanais et le seul d'ailleurs qui coule dans le pavs habité par les Songhaï. L'emplacement de cette ville de Koukiya est, selon toute vraisemblance, le même que celui de Gâo, autrement dit Kâgho, Koukou, Kaokao. Ces deux dernières formes pourraient être les altérations de Kokoy Koryn «« la ville du roi y. (la capitale), le premier de ces mots ayant été pris pour un nom de localité.