‹ Tarikh es-SoudanChapitre 212 sur 405 · CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME

serment de fidélité au sultan Maulay Ahmed. Les routes s'ouvrirent de nouveau dans toutes les directions; chacun reprit ses occupations et quiconque le voulut put aller à Dienné ou ailleurs.

Puis se mettant en marche contre les Zaghrâni qui habitaient Yorona, le caïd Mâmi fondit sur eux, tua leurs hommes et emmena leurs femmes et leurs enfants en captivité à Tombouctou oii ils furent vendus (n o a) pour un prix variant de deux cents à quatre cents cauries.

Quelque temps après, le caïd El-Mostafa expédia à Dienné, dans l'embarcation de Zinka-Daradj, un seul sergent* qui avait mission de recevoir le serment de fidélité des habitants de cette ville. Ce sergent arriva juste au moment où mourait le Djinni-Koï Ouaïbo'ali. Le Djinni-Mondzo Bokarna^ qui commandait la ville au nom de l'Askia, le cadi Benba-Kcnâti, Chima et Tâkoro, les deux caïds du Djinni-Koï, les notables, les jurisconsultes et les négociants du pays écrivirent au caïd El-Mostafa et au caïd Mâmi qu'ils consentaient à prêter serment de fidélité.

Plus tard les caïds El-Mostafa et Màmi envoyèrent le commandant^ Abdelmalek avec dix-sept soldats pour nommer un Djinni-Koï. Ces fonctions furent confiées à Isma ïl-ben-Mohammed qui les conserva pendant sept mois. Dieu permit à la petite troupe marocaine de s'emparer du coquin le plus abominable, Benkouna-Kendi, qui jetait alors le trouble dans toute la contrée. On l'amena aux Marocains qui le tuèrent dans la maison du Djinni-Koï, puis s'en retournèrent à Tombouctou.

Quant à Ouaïbo'ali, dont il a été question plus haut, son nom était Abou-Bekr-ben-Mohammed. Il avait occupé ses

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