Ou « capitaine >>, le mot employé étant raïs
hautes fonctions' durant trente-six ans. Il avait épousé Kâsa, la fille du prince Askia-Daoud, et celle-ci demeura sous sa puissance maritale tant qu'il vécut.
Le caïd Mâmi vint ensuite en personne à Dienné et logea dans la maison du Djinni-Koï; il donna le sultanat de Dienné à Abdallah-ben-'Otsmân et, après avoir réglé toutes les affaires de la ville, il rentra à Tombouctou. Pendant qu'il se rendait à Dienné, El-Hâdj-Bokar-ben-Abdallah-Kiraï-Es- Senâouï allait de son côté à Tombouctou. Il venait, avec le consentement des habitants de Dienné, demander au cadi 'Omar^ la révocation du cadi Mohammed-Benba-Kenâti.
Le cadi Omar refusa énergiquement de déférer à ce désir et El-Hâdj-Bokar retourna donc à Dienné exaspéré ; ayant rencontré le caïd Mâmi dans cette ville, il renouvela sa plainte au nom des habitants en assurant que leur cadi était un prévaricateur. En conséquence Mâmi révoqua le cadi Mohammed, qu*on enferma ensuite comme châtiment dans une maison dont on boucha la porte, ne laissant d'autre ouverture qu'une lucarne par laquelle on passait au prisonnier l'eau et la nourriture. Tous ceux qui ont connu exactement ce qui s'est passé à cette époque à Dienné et qui sont gens sensés prétendent que l'accusation portée contre le cadi était fausse (\ 0^). Le caïd Mâmi nomma aux fonctions de cadi de Dienné un marocain, Ahmed-El-Filâh.
Quand Mâmi fut de retour à Tombouctou, le Bâghena- Fâri, Bokar, fils de Askia-Mohammed-Benkan, arriva à Dienné venant du pays de Kala; il avait avec lui son fils Mârabâ, le fds de son frère, Chichi, Bindoko-Yâou-ould-Kcrsala et Ourar-Mondzo, ainsi qu'un petit groupe d'autres personnes. La petite troupe campa en face de Zoboro et, comme