‹ Tarikh es-SoudanChapitre 230 sur 405 · Ou : Ouàd · texte numérisé non relu

Ou : Ouàd

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avec lui séparément; les 600 autres, comprenant des gens du Haha, marchaient de leur côté avec El-Hasan-ben-Ez- Zobeïr.

Maulay Ahmed avait donné l'ordre aux deux corps d'armée de voyager séparément dans la crainte qu'il y eût encombrement et bousculade pour l'eau en arrivant à l'aiguade. Partout où (>vt) Bou-Ikhtiyar avait passé le jour, El-Hasen-ben-Zobeïr y venait passer la nuit, en sorte que Bou-Ikhtiyâr entra avant son collègue dans la ville de Tombouctou. C'était la première fois que Maulay Ahmed se servait de gens de Massa et du Haha pour le service militaire; il les avait exonérés en échange de toutes charges et impôts. En même temps que ces deux caïds était venu le caïd Abdelmalek qui poursuivit sa route jusqu'à Kâgho où il alla demeurer.

Après avoir gardé en prison les jurisconsultes tombouctiens pendant environ cinq mois, le pacha Mahmoud se décida à les envoyer à Merrâkech. Ils partirent donc formant une troupe nombreuse où figuraient pères, enfants, petitsfils, hommes et femmes entassés pêle-mêle'. La caravane se mit en route le samedi, 25 de djomada II de l'année cidessus indiquée (18 mars 1594); elle comprenait en outre, le lieutenant-général Bahasen-Feriro, le caïd Ahmed-ben- Yousef-El-'Euldji^ et d'autres personnages.

Bahasen-Feriro succomba pendant le voyage dans les circonstances suivantes : le jour où il mourut, la caravane venait de commencer à se mettre en marche. Il se rendit à ce moment vers le saint de Dieu, le pieux jurisconsulte, Sidi Abderrahman, fds du saint de Dieu, le père des bénédictions, Mahmoud et le trouva en train de faire ses ablutions. Il lui

i. Mot-à-mol : serrés comme les (lèches dans un carquois. 2. El-Euidji signifie « le renégat » et pourrait n'être qu'une épithète, au lieu de faire partie du nom du caïd.

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