‹ Tarikh es-SoudanChapitre 234 sur 405 · CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME

ils abandonnèrent le corps dont les païens détachèrent la tête et l'envoyèrent à A skia-Nouh ; celui-ci l'expédia à Koula, le sultan de Kabbi, qui la fit mettre au bout d'une perche qu'on planta sur le marché de Lîka où elle resta pendant longtemps. Askia-Sehman ramena les troupes marocaines, en marchant avec la plus grande diligence dans la crainte d'être rejoint parles païens et il arriva ainsi au lac* de Binka.

Avant la mort du pacha, le Maghcharen-Koï Aousenba était venu le trouver et lui avait amené son fils Aknezer^; il avait demandé que son fils Aknezer fut nommé chef des Touareg établis à Ras-el-Mà, tandis que lui conserverait l'autorité sur ceux qui habitaient du côté de l'est. Mahmoud avait accepté cette combinaison ; il avait partagé la redevance de 1 .000 mitsqal, que ces Touareg payaient depuis de longues années, en imposant 500 mitsqal à chacune des deux nouvelles fractions. Telle fut la façon dont les choses furent arrangées.

L'armée marocaine alla rejoindre Djouder et demeura avec lui dans l'île de Zintà jusqu'à l'arrivée du caïd Mansour dans la ville de Tombouctou. Mansour fit son entrée dans cette ville le jeudi, 1*"" du mois de redjeb l'unique, de l'année 1003 (12 mars 4595). Le pacha Djouder s'était porté à sa rencontre jusqu'à Abràz.

Mansour campa avec ses troupes dans le jardin de Dja'far^ et, à la suite du conseil qui fut tenu en cet endroit, il se porta vers El-Hadjar dans le dessein de venger la mort de Mahmoud. L'armée se mit en marche au mois de chaouâl de cette même année (juin 1595); elle se composait de trois mille hommes tant cavaliers que fantassins. Elle prit contact avec Askia-Nouh dans le pays de El-Hadjar.

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