Ou : Ag-Nczer
3. Ou : « à Djenan Dja'far », qui serait alors un nom de localité.
Askia-Nouh, qui avait avec lui toutes les populations songhaïes, fut vaincu par le caïd Mansour qui lui fit subir une déroute telle que jamais Mahmoud-ben-Zergoun ne lui en avait infligée de pareille. Mis en fuite avec son armée, Askia-Nouh dut abandonner toute la population qu'il avait avec lui, et le caïd Mansour l'emmena tout entière en captivité, hommes et femmes, jeunes et vieux, chanteurs et chanteuses. Cela fait, Mansour retourna à Tombouctou et confia l'administration de tout ce monde à Askia-Seliman *. A dater de ce moment il se trouva maître du parti songhaï et de tous ses adhérents (nvv).
Mansour habita Tombouctou. C'était un homme béni, juste, ayant une grand(i autorité sur ses troupes; il empêcha les tyranneaux et les déclassés d'opprimer les musulmans. Les faibles et les malheureux eurent bientôt pour lui une grande affection, tandis que les méchants et les débauchés n'eurent pour lui que de la haine.
Peu après son installation à Tombouctou, Mansour entra en conflit avec le pacha Djouder; il voulut retirer à ce dernier les troupes qu'il avait sous ses ordres et prendre l'administration du pays, puisque Djouder avait été en réalité révoqué depuis le moment de la venue de Mahmoud-ben- Zergoun. Les choses en vinrent au point que des dépêches à ce sujet furent adressées de part et d'autre à Maulay Ahmed. Le sultan répondit en partageant l'autorité entre ces deux personnages. Djouder eut l'administration du pays, étant donné qu'il l'avait conquis par les armes. Quant au caïd Mansour, il eut le commandement de toutes les troupes, et il fut interdit à Tun comme à l'autre d'empiéter sur les attributions de son collègue.
A la suite de ces événements, Mansour fit des préparatifs pour une nouvelle expédition dans le pays de Dendi. Il se