CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME
d'argent provenant de l'impôt foncier* perçu sur le pays pendant trois ans et un peu plus. 11 fut remplacé dans ses fonctions, durant son absence, par le caïd Abdaliah-El- Ilayouni et Sa'ïd-ben-Daoud-Es-Sousi. Mais lorsque l'amin revint avec le pacha Seliman, à la fin de l'année 1008 (24 juillet io99-13 juillet 1600), les deux personnages cessèrent leurs fonctions intérimaires qui n'avaient pas duré tout à fait trois ans.
Lorsque le pacha Mahmoud-ben-Zergoun avait fait arrêter les enfants de Sidi Mahmoud, le prince du Màsina, Hammedi- Amina, était venu (^v^) à Tombouctou intercéder eu leur faveur auprès du pacha. Comme le prince y mettait une très grande insistance, le pacha, qui persistait dans son refus, songea à le faire arrêter, lui aussi, en le voyant si obstiné à vouloir défendre ses protégés en dépit de tout. Mais un des conseillers soudanais de Mahmoud dissuada celui-ci de cette arrestation et le pacha laissa le prince du Mâsina retourner dans son pays.
Un peu plus tard Djouder manda au prince du Mâsina de se rendre auprès de lui. Celui-ci ayant refusé de venir, le pacha envoya au caïd El-Mostafa-Et-Torki, qui se trouvait alors à Tendirma, l'ordre de faire une expédition contre le Mâsina. El-Mostafa partit ayant avec lui 700 soldats ; 400 fantassins etSOOcavahers, puis il écrivit au caïd 'Ali-ben* Abdallah-Et-Telemsâni, qui se trouvait à ce moment à Ouenzagha^, en observation, de se joindre à lui dans cette campagne.
Les deux caïds se mirent en marche, emmenant avec eux les plus vaillants des gens du Songhaï,tels que le Kormina- Fâri Bokar-Konbou, le Kala-Châ'a Bokar et d'autres personnage de même valeur. Le prince du Mâsina s'enfuit avec