Ou : Ouenza'a
{Histov'e du Soudan ) 18
les gens de sa maison seulement. Mais les Marocains joignirent l'ennemi derrière la ville de Zâgha dans un endroit appelé Toulo-Fina. Le prince du Mâsina, qui avait avec lui un grand nombre de païens du Bambara, s'enfuit avec ses compagnons, laissant les païens seuls aux prises avecEl-Mostafa. Les Marocains tuèrent un grand nombre de ces païens qu'ils avaient cernés au milieu d'une grande forêt; ils s'emparèrent de toute la famille de Hammedi-Amina, entre autres de sa femme 'Aïcha-Folo et de quelques-uns de ses jeunes enfants.
Hammedi-Amina, avec ses principaux chefs, se dirigea vers la ville de Zâra auprès du sultan de cette ville Faran-Sorâ,. pendant que son cousin paternel était nommé sultan à sa place et que sa famille était enfermée en prison à Dienné. Après deux années de séjour à Zâra il rentra dans son pays.
Aussitôt que le caïd El-Mostafa eut achevé de combattre les païens,, il marcha sur les traces de Hammedi-Amina et le poursuivit jusqu'au moment où celui-ci pénétra dans le pays de Qayâka. Alors revenant sur ses pas, il parvint à la ville de Koukirikoï * où habitait le Kala-Châ a et y campa quelques jours avec ses troupes (na*).
De là les Marocains se mirent en marche en se dirigeant vers la ville de Chininkou et campèrent sur la rive opposée du Fleuve. Ils députèrent des envoyés aux notables de cette ville qui vinrent les saluer et retournèrent ensuite chez eux pour aller chercher les victuailles destinées à l'hospitalité. Quand ceux-ci furent de retour, les Marocains leur enjoignirent de leur envoyer des embarcations pour traverser le Fleuve.
A peine arrivés de l'autre côte du Fleuve, les Marocains assaillirent les gens du pays et un grand combat s'engagea
1. Koukirikoï pourrait être le titre du chef de la ville deKoukiri et il faudrait alors traduire « la ville du Koukiri-Koï. »