CHAPITRE VINGT-SIXIEME
contrèrent dans la ville de Ti\ et, dans le combat qui s'engagea en cet endroit, tous les fusiliers de la colonne marocaine périrent, à l'exception de deux hommes. A la suite de cette bataille, Hammedi-Amina alla dresser ses tentes dans le bas-fonds de Dibi où il demeura quelques jours. Les gens du campement de Hammedi^-'Aïcha prirent la fuite (>Ai) et se réfugièrent dans le pays de Bara où ils séjournèrent pendant longtemps.
Le Fondoko Hammedi-Amina se mit ensuite en marche et retourna à So'a; il s'y attarda jusqu'au moment où la paix dont il a été question fut conclue et où on lui rendit toute sa famille qui comprenait : sa femme 'Aïcha-Folo ; son plus jeune fds Kalil et Amina-bent-Fondoko-Boubo-Maryama, la femme de son fils aîné Boubo-Yama qui était son héritier présomptif.
Hammedi-'Aïcha fut révoqué et mis en prison. Lorsque Mima arriva au pouvoir, il se rendit à Qayàka auprès du Faran-Sora en compagnie de tous les gens du Mâsina, sauf un petit nombre. Après être resté là un an, il retourna au Borgou où il ne trouva plus aucun compétiteur. Il fit alors sa soumission aux agents marocains, mais en paroles seulement.