‹ Tarikh es-SoudanChapitre 243 sur 405 · Ou : « Tiya · texte numérisé non relu

Ou : « Tiya

2. Il s'agit ici de tous los gens campés avec Hammedi-Aïcha, soldats au non. L'ortho„'raphe Hammedi est donnée par le ms. B. Peut-être faudrait-il lire ici et ailleurs Haoïmadou.

localité du pays de Qayâka qu'on appelle encore To'o et Tirmisi. Il y avait là un sultan nommé Djàdji-ben-Sâdi qui avait deux frères germains : Maghan et Yoko*. Ce dernier mourut, laissant une veuve que le sultan Djadji voulut épouser, mais elle s'y refusa, ne voulant d'autre époux que Maghan qui, lui, n'en voulait pas, et qui ne pouvait d'ailleurs pas l'épouser à cause de la crainte que lui inspirait le sultan son frère.

Les gens avaient longtemps glosé sur celte situation, lorsque, un jour, Maghan entra chez sa belle-sœur et lui adressa des reproches en lui disant : « Pourquoi refuses-tu d'épouser le sultan? Qui donc a plus de droits que lui à cela? Que vont devenir (> a©) les enfants que tu as? » Il eut beau essayer de tourner ses phrases dans tous les sens, il ne parvint pas à la persuader et ses efforts furent vains.

Comme Maghan sortait de la maison de sa belle-sœur, des délateurs qui l'avaient vu allèrent trouver le sultan en lui disant : « Eh! bien, croirez- vous maintenant que tout ce que nous vous avons dit de Maghan est la vérité? nous venons à l'instant de le voir sortir de la maison de la veuve. »

Quand ensuite Maghan se rendit chez le sultan pour le saluer et qu'il fut en présence du monarque, celui-ci lui dit : «Ah! le Ciel vous bénisse! Voici donc à quoi vous vous occupez et la façon dont vous agissez. Je veux épouser une femme et vous allez lui monter la tête contre moi! » Puis il s'emporta en paroles dures et méchantes.

Très irrité de cette apostrophe, Maghan quitta le sultan, enfourcha son cheval et partit droit devant lui pour s'enfuir. Il fut suivi par quelques partisans, deux ou cinq cavaliers et un certain nombre de gens à pied. Quand le soleil fut couché, ils bivouaquèrent et allumèrent du feu. Quelques

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