Il mourut de la peste le 20 août
même davantage, selon certains récits ; la plupart de ces soldats étaient de la province de Massa. Le lientenant-général Mohammed-El-Mâssi, l'accompagnait; ce personnage avait été emprisonné à Merrâkech à cause des guerres qu'il avait fomentées; le pacha Mahmoud obtint du caïd Azzouz qu'on lui donnât cet officier et il en fit son lieutenant-général. Le pacha Mahmoud arriva à Tombouctou au moment même où avaient lieu les funérailles de Askia-Selimân ; on assure qu'il demanda qu'on découvrît le visage du défunt afin de le contempler.
Le sultan avait donné l'ordre au pacha Selimân de se rendre auprès de lui et la même injonction avait été transmise au caïd Ahmed-ben-Yousef qui, à cette époque, commandait la ville de Dienné. Le caïd écrivit au pacha Sehmân pour le prier de l'attendre quelques jours afin qu'il pût le rejoindre et faire le voyage en sa compagnie. Le pacha attendit, mais, comme l'attente se prolongeait, il se mit en route avant l'arrivée du caïd et celui-ci le rejoignit ensuite.
Le caïd 'Ali-ben-Abdallah-El-Telemsâni remit au caïd Ahmed une lettre qu'il adressait au sultan Maulay (>^r) Abou-Fârès pour le mettre au courant de la situation; il lui faisait part en même temps des nombreuses occupations que lui donnaient les expéditions à faire et la garde des places fortes en indiquant la pénurie des moyens dont il disposait pour parer à toutes les difficultés ; c'était, ajouta-t-il, à cause de tout cela qu'il ne lui envoyait pas de cadeau* par l'entremise du caïd Ahmed ci-dessus nommé.
A son retour du Maroc, le caïd Ahmed rapporta une lettre du sultan dans laquelle celui-ci donnait au caïd 'Ali la ville deTendirma en lui attribuant pour son usage tous les revenus de cette ville. Arrivé à Tombouctou, Ahmed expédia la
1. Le mot 0 cadeau » ici doit s'entendre dans le sens de tribut ou redevance que tout vassal doit à son suzerain.