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CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME

ben-Abdallah, celui-ci se trouvait avec son armée à 'Ankaba. Il partit aussitôt à la tête des soldats qu'il avait choisis pour se porter au secours des assiégés, laissant à 'Ankaba le caïd Haddou, l'askia Bokar, Taskia Hâroun et le caïd Ahmed-ben- Sa'ïd* et tous leurs contingents.

Dès que le Dendi-Fâri apprit la marche du caïd 'Ali, il décampa pendant la nuit et se dirigea vers le pays de Dirma, en arrière de la montagne de Kora. Comme il approchait ensuite de la ville de Djondjo^, il s'arrêta avec ses troupes et manda aux habitants de Djondjo de lui envoyer des vivres ^ ce qui fut fait.

La colonne marocaine de Ankaba, qui s'était mise en marche pour combattre le Dendi-Fâri, l'atteignit près de la montagne indiquée ci-dessus. Un violent combat s'engagea en cet endroit et de nombreux morts de part et d'autre restèrent sur le champ de bataille. Quantité de vaillants Marocains périrent ce jour-là, entre autres Abdelaziz-El-Kâteb qui faisait partie du corps des Mekhâzeni et qui était connu par sa vaillance et son audace.

Les gens du Songhaï, c'est-à-dire les partisans du Dendi- Fâri, firent prisonnier le Balama' Ishâq, fils du Binka- Farma Mohammed-Heïka et l'emmenèrent auprès de l'askia à Dendi. Le combat n'avait pris fin qu'au moment où le soleil était sur le point de se coucher. Ce qui avait le plus effrayé les Marocains dans cette rencontre, c'était le bruit que produisaient les boucliers battant sur les jambes des chevaux quand ceux-ci galopaient. Toute l'armée marocaine, chefs et soldats, s'enfuit jusqu'au lac Dabi où les hommes avaient de l'eau jusqu'aux cuisses. Mais ayant re-

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