Ou de Djomada II, d'après le ms. G
{Histoire du Soudan.) 21
moururent (ynn) à Nemtanako; quant à Askia-Mohammed- Kâgho et à ses compagnons, ils succombèrent dans la ville de Kâgho à quarante jours d'intervalle.
Au cours de cette même année eut lieu à Kâgho la mort du khatîb Mahmoud-Darâmi (Dieu lui fasse miséricorde!). ^, Ce fut le jeudi, 9 du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1001 (8 octobre-7 novembre 1592) que périrent martyrs ' les deux chérifs, Baba-Ech-Chérif et 'Omar-Ech-Chérif, tous deux fils de lafiUeduchérif Abmed- Es-Seqli. Ils furent tués sur l'ordre du pacha Mahmaud-ben- Zergoun et mis à mort sur le marché de la ville de Tombouctou. Tous deux furent enterrés, dans un même tombeau, dans le cimetière de la grande-mosquée.
Dans la nuit du dimanche, première nuit du mois sacré de moharrem de l'année 1002 (27 septembre 1593), presque au moment du lever de l'aurore, mourut à Arkiya le très docte jurisconsulte, le cadi Mahmoud-Ko'ti-ben-El-Hâcij- El-Motaouekkel-'ala-'llah. Son corps fut transporté à Tombouctou et ce fut là que, après la seconde prière du soir, le lundi, on récita sur lui les prières des funérailles. Immédiatement après cela il fut enterré près du tombeau du jurisconsulte Ahmed-ben-El-Hâdj-Ahmed. (Dieu leur fasse miséricorde et nous fasse profiter de leurs bénédictions. Amen!)
Le mercredi, 24 du même mois (31 octobre 1593), moururent le jurisconsulte, le docte mufti Ahmed-Ma'yâ, le jurisconsulte, le pieux, Mohammed-El-Amîn — le dernier fils du cadi Mohammed — et le jurisconsulte El-Mostafa, fils du jurisconsulte Masira-Anda-'Omar. Ils périrent martyrs ainsi que onze autres personnes que le pacha Mahmoud-ben-Zergoun avait fait arrêter dans la mosquée de Sankoré (Dieu
1. Celle expression signifie simplement qu'ils furent tués sans aucun motif et sans opposer la moindre résistance.