CHAPITRE TRENTIEME
oppresseur et je suis un opprimé ; prochainement l'oppresseur se retrouvera ( Y > r) avec l'opprimé en présence de Dieu le juge équitable » . On rapporte que le sultan s'était repenti du traitement qu'il avait infligé à Abou-Hafs et à ses compagnons et qu'il aurait dit : « Si quelqu'un m'avait donné le conseil de faire ce que j'ai fait de mon propre mouvement, je l'anéantirais et n'en laisserais pas subsister la moindre trace. )t
Le mardi, 22 du mois de djomada P' de l'année 1004 (23 janvier 1596), mourut le jurisconsulte Abou-Bekr-ben- Mahmoud-ben-Aïda, l'imam (que Dieu le très-haut lui fasse miséricorde!).
Dans la nuit du mardi, nuit de la rupture du jeûne, au moment où la nouvelle lune se montra (28 mai 1596) et alors que tout le monde poussait encore des cris de joie et d'allégresse pour se réjouir de la fin du ramadan, naquit l'auteur de ces pages, Abderrahman-ben-Abdallah-ben-'Imrân-ben-'Amir-Es-Sa'ïdi. Dieu lui inspire l'orthodoxie et le maintienne au nombre de ceux qui seront appelés à la suprême félicité! Cet événement eut lieu en l'an 1004.
Le mardi soir, le 28 du mois susdit (cha'ban), mourut à Yendabogho le cheikh, le vertueux, le saint de Dieu, le jurisconsulte Ibrahim, fils du jurisconsulte Omar (Dieului fasse miséricorde et nous soit utile grâce à lui. Amen!).
Le mercredi soir, première nuit du mois de safar de l'année 1005 (23 décembre 1596), mourut àTombouctouOmm- Selma, la fille du jurisconsulte Mahmoud-ben-'Omar. C'était la dernière survivante de ses filles.
Le vendredi, vers le moment du coucher du soleil, le 17 du mois de rebi' P' de cette année (8 novembre 1596), mourut à Tombouctou, le caïd Mansour-ben-Abderrahman. La prière des funérailles fut dite sur lui dans la matinée du samedi et il fut enterré près du tombeau de Seyyid Yahya
(Dieu lui fasse miséricorde!) dans la mosquée de Mohammed- Naddi. Plus tard, son fils vint de Merrâkech chercher son corps et le transporta dans cette dernière ville.
Le vendredi, 9 du mois de ramadan de cette même année (26 avrill597), mourut l'imam Ahmed, fils de l'imam Seddiq, dans la ferme de Korobo'. Son corps fut transporté à Tombouctou où eurent lieu les prières funèbres après l'office du vendredi. Il fut enterré dans le cimetière de Sankoré (Dieu lui fasse miséricorde!).
Dans la dernière décade du mois sacré de dzou'l-qa'da de cette même année (6-15 juillet 1397), mourut à Merrâkech, 'Aïcha-Isiri, la fille du cadi El-'Aqib.
Dans la nuit du mardi (vN t), entre le coucher du soleil et la nuit complète, le 6 du mois sacré de dzou'l-hiddja terminant l'année 1005* (21 juillet 1597), mourut à Merrâkech, Mohammcd-Seïf-Es-Sonna", le fils du cadiEl-'Aqib.
Le 13 du même mois, mourut également, dans la même ville, Seyyid-ben-'Otsmân, fils du cadi Seyyid Mahmoud (Dieu très-haut leur fasse miséricorde. Amen!).
Le vendredi, 6 du mois de safar de l'année 1006 (18 septembre 1597), mourut Sa'ïda, la mère du jurisconsulte Abdallah, fils du jurisconsulte Mahmoud-ben-'Omar. C'était la dernière survivante des femmes de ce dernier. Les prières des funérailles furent dites sur elle après l'office du vendredi (Dieu fasse miséricorde à tous. Amen!).
Dans la matinée du jeudi, 5 du même mois de la même année (17 septembre 1597), mourut, dans la ville de Merrâkech, le cheikh, le jurisconsulte, le saint, le vertueux, le prédicateur béni du Ciel, Sidi Abou-Zeïd-Abderrahman, fils du saint de Dieu, le jurisconsulte, le cadi, Sidi Mahmoudben-'Onar. Il fut enterré avec Ibn-El-Oettân, en facô de la